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LE DENIER DE L'EGLISE
...Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire que chaque catholique est appelé à verser. Il est à l’Eglise ce que l’Impôt est à l’Etat. Le Denier de l’Eglise est librement consenti par les fidèles et « chacun donne selon son cœur ». Il permet à l’Eglise de vivre, d’agir et de se développer en remplissant la mission que le Christ lui a confiée. »...
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Jeunes
2500 étudiants à Ecclesia Campus
2500 jeunes sont attendus à Rennes les 4 et 5 février pour "Ecclesia Campus". Amaury Rony, vice-président de Chrétiens en Grande Ecole (CGE), fait partie de l'équipe qui pilote le rassemblement national étudiant.
Foi et vie Chrétienne
Des indications pour l'Année de la foi
Une Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi donnant des indications pastorales pour l'Année de la foi sera signée par le pape Benoît XVI le 6 janvier et publiée le lendemain. Elle a été rédigée en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement.
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Diversité et unité des chrétiens à Jérusalem
Actualités
Séisme à HAÏTI : Un exode à l'inverse… !
I. Il n’est pas nécessaire de réexpliquer le séisme qui a frappé Haïti dans la nuit de mardi 12 janvier. Tout a été dit. Presque tout a été écrit. Il reste à agir ! Il reste à être solidaire avec celui qui souffre : le peuple haïtien ! En effet il manque quelque chose, du moins à mon avis. On a tellement écrit sur la situation des provinces, sur l’exode en cours, de la capitale vers les provinces, de la nouvelle réalité qui entraînerait pour beaucoup de familles la vie au prix de nouvelles souffrances ? Au moment d’agir il ne faut surtout pas oublier «le pays en dehors» (terme péjorativement utilisé par les habitants de Port-au-Prince pour désigner les campagnards ou les paysans). Comme je suis allé dans le nord du pays, permettez-moi de vous raconter ce qui s’y passe en ces moments.
II. Parmi les survivants, les provinciaux qui vivaient à Port-au-Prince préfèrent revenir dans leurs provinces, n’envisagent pas de revenir de revenir de si tôt dans la Capitale. Ils sont même aidés par quelques autorités municipales, qui mettent gratuitement des véhicules à leur disposition. Par exemple, dans le nord d’Haïti, certains maires de plusieurs communes mettent gratuitement à la disposition de leurs compatriotes des autobus pour les ramener dans leurs villages d’origine. Le maire de la Plaine du Nord, au sud du Cap Haïtien, l’a fait. Celui du Cap Haïtien a mis aussi plus de six autobus à la disposition des étudiants et d’autres gens pour qu’ils retournent dans leur ville natale.
III. Tandis que l’exode rural se trouve ainsi non seulement stoppé mais inversé, les nouveaux arrivés dans les provinces vont être un poids supplémentaire pour les familles qui, en temps normal, bénéficiaient du soutien économique de ceux et celles qui vivaient à la capitale ou à l’extérieur du pays. Un exemple : une famille qui avait 6 personnes à nourrir le faisait avec l’argent envoyé de la capitale ou de l’extérieur. Maintenant tout le monde est revenu à la maison, sans travail, sans argent, et souvent sans rien parce que beaucoup de survivants n’ont pas eu le temps de sauver leurs biens matériels. C’est la réalité pour beaucoup d’étudiants avec qui j’ai pu échanger. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Encore plus de misère dans les zones rurales. Une nouvelle fuite vers l’extérieur en quête d’une éventuelle vie meilleure.
IV. Haïti est un champion de la centralisation. Beaucoup pensent que « la République de Port Prince » où tout se concentre sera la seule bénéficiaire des aides et le craignent. Ainsi, les victimes qui s’enfuient vers les provinces ne profiteraient de rien bien qu’elles soient réellement sinistrées, et que l’aide qui leur est destinée soit acheminée sur la République de Port Prince. Au moment d’envoyer de l’aide en Haïti il faut veiller à toucher les vrais sinistrés, où qu’ils se trouvent. Car les provinces existent elles aussi et ont leurs problèmes, et leurs défis à relever. Il s’agit en ce moment de nourrir beaucoup de gens, à court terme. Et à long terme il faut prévoir le développement effectif des zones rurales pour que les gens, au moins la classe travailleuse, ne soient pas contraints de retourner dans la capitale haïtienne ou de fuir tout simplement le pays.
Jacques JEAN
Pour «Accion Verapaz, Espagne»
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