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Eglise de Guadeloupe N°873

" Jésus a été tenté ..."




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Campagne 2010 du "Denier de l'Église"


Une Eglise dans ma vie!

...L’Eglise en Guadeloupe est porteuse de nombreux projets à destination des jeunes et des plus défavorisés. Elle doit aussi remplir sa mission d’Evangélisation. Pour cela, elle a besoin de moyens importants...

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Solidarité



HAÏTI: Troisième partie
« Ne pas en rester à un simple geste d'émotion et d'entraide »

Fr. Manuel Rivero o. p. est vicaire provincial des Dominicains en Haïti. Un mois après le séisme qui a frappé Port-au-Prince, l'Espagnol qui fut frère au couvent de Toulouse relit l'événement et invite au soutien spirituel et matériel. Pendant ce temps de Carême, le site eglise.catholique.fr a proposé le témoignage du frère Manuel Rivero. Troisième et dernière partie : « Ne pas en rester à un simple geste d'émotion et d'entraide »

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-Haïti: Deuxième partie - "Habités par le désir de Dieu"
-Haïti : Première partie - « Le meilleur et le pire de l'homme »



Vocations



Les sens du mot "vocation"

Vous est-il arrivé d'entendre, "qu'il fallait trouver une autre vocation" à un lieu ou un édifice qui a perdu son utilité première? Avez-vous déjà demandé à quelqu'un s'il avait trouvé sa vocation? On dit à une personne qu'il a la vocation... mais la vocation de quoi?..

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-ACOLYTAT DE GERARD FOUCAN




Actualités

Séisme à HAÏTI : Un exode à l'inverse… !

I. Il n’est pas nécessaire de réexpliquer le séisme qui a frappé Haïti dans la nuit de mardi 12 janvier. Tout a été dit. Presque tout a été écrit. Il reste à agir ! Il reste à être solidaire avec celui qui souffre : le peuple haïtien ! En effet il manque quelque chose, du moins à mon avis. On a tellement écrit sur la situation des provinces, sur l’exode en cours, de la capitale vers les provinces, de la nouvelle réalité qui entraînerait pour beaucoup de familles la vie au prix de nouvelles souffrances ? Au moment d’agir il ne faut surtout pas oublier «le pays en dehors» (terme péjorativement utilisé par les habitants de Port-au-Prince pour désigner les campagnards ou les paysans). Comme je suis allé dans le nord du pays, permettez-moi de vous raconter ce qui s’y passe en ces moments.

II. Parmi les survivants, les provinciaux qui vivaient à Port-au-Prince préfèrent revenir dans leurs provinces, n’envisagent pas de revenir de revenir de si tôt dans la Capitale. Ils sont même aidés par quelques autorités municipales, qui mettent gratuitement des véhicules à leur disposition. Par exemple, dans le nord d’Haïti, certains maires de plusieurs communes mettent gratuitement à la disposition de leurs compatriotes des autobus pour les ramener dans leurs villages d’origine. Le maire de la Plaine du Nord, au sud du Cap Haïtien, l’a fait. Celui du Cap Haïtien a mis aussi plus de six autobus à la disposition des étudiants et d’autres gens pour qu’ils retournent dans leur ville natale.

III. Tandis que l’exode rural se trouve ainsi non seulement stoppé mais inversé, les nouveaux arrivés dans les provinces vont être un poids supplémentaire pour les familles qui, en temps normal, bénéficiaient du soutien économique de ceux et celles qui vivaient à la capitale ou à l’extérieur du pays. Un exemple : une famille qui avait 6 personnes à nourrir le faisait avec l’argent envoyé de la capitale ou de l’extérieur. Maintenant tout le monde est revenu à la maison, sans travail, sans argent, et souvent sans rien parce que beaucoup de survivants n’ont pas eu le temps de sauver leurs biens matériels. C’est la réalité pour beaucoup d’étudiants avec qui j’ai pu échanger. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Encore plus de misère dans les zones rurales. Une nouvelle fuite vers l’extérieur en quête d’une éventuelle vie meilleure.

IV. Haïti est un champion de la centralisation. Beaucoup pensent que « la République de Port Prince » où tout se concentre sera la seule bénéficiaire des aides et le craignent. Ainsi, les victimes qui s’enfuient vers les provinces ne profiteraient de rien bien qu’elles soient réellement sinistrées, et que l’aide qui leur est destinée soit acheminée sur la République de Port Prince. Au moment d’envoyer de l’aide en Haïti il faut veiller à toucher les vrais sinistrés, où qu’ils se trouvent. Car les provinces existent elles aussi et ont leurs problèmes, et leurs défis à relever. Il s’agit en ce moment de nourrir beaucoup de gens, à court terme. Et à long terme il faut prévoir le développement effectif des zones rurales pour que les gens, au moins la classe travailleuse, ne soient pas contraints de retourner dans la capitale haïtienne ou de fuir tout simplement le pays.

Jacques JEAN
Pour «Accion Verapaz, Espagne»









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