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Eglise de Guadeloupe N°882

Double ordiantion à l'Eglise Saint-Pierre & Saint-Paul !




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Denier de l'Eglise:
Message de l'Administrateur diocésain à l'occasion de la Pentecôte.

La Fête de la Pentecôte clôture le temps pascal. Monté à la droite du Père, après avoir réussi sa mission, Jésus envoie son Esprit pour continuer son œuvre. De salut. Aujourd’hui encore, son Eglise se doit de mener à bien la mission qui lui est confiée, et de se donner les moyens de l’accomplir. C’est pourquoi elle fait appel à la générosité de tous ses membres...

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Foi et vie Chrétienne



Sainte Jeanne Jugan (1792-1879)

Le 30 août, l'Eglise fête Sainte Jeanne Jugan. Béatifiée en 1982, la fondatrice des Petites Sœurs des Pauvres en 1839 a été canonisée par le pape Benoît XVI le 11 octobre 2009. Retrouvez le dossier consacré à la sainte à l'occasion de sa canonisation.

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Retour d'une session d'été à Paray-le-Monial

La petite ville de Paray (71), au centre de la France, est le berceau du Cœur-Sacré de Jésus depuis le 17ème siècle. Voici le témoignage d'une fidèle internaute de retour d'un pèlerinage au sanctuaire de Paray-le-Monial..

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-Note concernant la catéchèse, dans le diocèse de Guadeloupe.




Actualités

HAÏTI: Et maintenant?

Comment comprendre et vivre la vie religieuse dans l’aujourd‘hui d’Haïti marqué par le séisme du 12 janvier dernier?
Qu’est-ce que les personnes consacrées et par elles toute l Église, sont appelées à offrir à la société haïtienne au titre même de leur consécration ? Le Père Philippe Désiré, V.Dei, a tenté de répondre à ces deux questions.
Lors d’une conférence donnée le 2 février avec les consacrés du diocèse de Jacmel.





Fête de la Chandeleur, de Jésus-Christ :

- la Lumière du Monde, des nations
- Provocateur et Consolateur d’Israël
- Fierté de toute l’Humanité
- Journée réservée à la vie consacrée.


Il était déjà 5h moins le quart, ce mardi 12 janvier, tout le monde vaquait à ses occupations coutumières. On riait, on dansait, on jouait, on suivait des cours, on revenait de l école, du travail, du marché, on priait, on répétait, on était à la maison, et voila l’inattendu s était produit : un séisme de magnitude 7.3 durant 26 secondes a détruit la capitale d Haïti, certaines villes de province comme Jacmel, Leogane, Petit Goave et autres coins.

« Vous ne savez ni le Jour, ni l’heure. (Même si l événement a été annonce par le géologue haitien Claude Prepti)

L’Eglise catholique en Haïti et les autres Eglises d’une façon particulière, ont payé un lourd tribut.

Tous les pouvoirs sont ébranlés, les symboles du pouvoir sont piétinés :

- politique : palais présidentiel, législatif, judiciaire
- économique : les grandes entreprises, les banques se sont effondrées ou abîmées
- Social : écoles, hôpitaux des maisons privées sont dévastés,
- religieux : cathédrales, églises paroissiales, couvents se réduisent en décombres
- Les pertes en vie humaine sont énormes : Des personnalités remarquables, des têtes de pont, des intellectuels sont morts ou portés disparus
- La capitale du pays, Port-au-Prince, est dévastée. Jacmel est très touchée ainsi que d’autres villes de province.
- Ce tremblement de terre a provoqué un grand choc, des traumatismes
- Ce tremblement a, de fait, provoqué un temps de dépouillement, de détachement. On a peur de sa maison, on n’a pas accès à son carnet de banque. On vit de la charité des autres voire de la mendicité. On fait l expérience de la petitesse, de la nudité, de la honte ….
- Mais ce tremblement de terre a provoqué aussi un tremblement de cœur : la situation d’Haïti a interpellé tout le monde et a déclenché des gestes de solidarité provenant du monde entier, des croyants, des non-croyants
- Il y en a qui profitent de cette situation pour voler, piller. Des actes d égoïsme se sont produits également….
- A court terme, on vient en aide aux sinistrés. Mais l’aide reçue est loin d’être suffisante.
- A court terme et à long terme, il faut mettre le cap sur la reprise des activités socioculturelles, l’accompagnement psychologique, sur la reconstruction du pays.

Les interrogations
L événement du 12 janvier a suscité d’énormes interrogations :
- La vie a – t’elle un sens?
- Qu’est- ce qui, qui donne sens à la vie?
- Avons-nous encore des raisons de vivre?
- Quel est l’avenir de notre pays, aurons-nous le courage de repartir à zéro
- Tout est-il fini, ce séisme peut-il être considéré comme une victoire des forces du mal sur les forces du bien?
- Où est Dieu dans tout ça?
- L événement du 12 janvier est-il la conséquence des péchés, est –il une punition de Dieu contre Haïti, le résultat de la consécration du pays aux forces du mal?
- Suis-je sauvé parce que je suis meilleur que les autres?
- Une nouvelle Haïti est elle possible? Si oui sur quelles bases faut-il reconstruire ce pays? Par où commencer et quand commencer? Quelle est, doit être le responsabilité de l Etat haïtien dans la reconstruction du pays?
- Une porte de sortie pour Haïti sera-elle possible moyennant une mise du pays sous tutelle ou une occupation ou un protectorat?
- Peut-on envisager la reconstruction du pays sans tenir compte de la volonté des autorités constituées, des rescapés, sans la participation de tous les haïtiens et haïtiennes du pays et de la diaspora?
- Quelle est, doit être la mission de la classe socio économique et politique, de tous les citoyens dans la mise en œuvre d une plan de reconstruction du pays?
- Peut-on envisager la reconstruction d’Haïti sans envisager d’abord la reconstruction de l’homme haïtien? Quel type d’homme pour quel pays?
- Quel accompagnement psychologique offrir aux personnes traumatisées afin de les aider à surmonter leur traumatisme?
- Quel rôle peut jouer la foi chrétienne, l Eglise catholique à travers ses pratiques pastorales, les congrégations religieuses dans l’élaboration et la mise en œuvre d un plan de reconstruction d’Haïti?

Voila autant de questions et d’autres qui feront l’objet de nos réflexions à court, moyen et long terme

La situation de l’Eglise : interrogations particulières

En ce qui concerne les congrégations religieuses qui sont victimes du séisme du 12 janvier dernier, il y a également des interrogations :

Quel est l’avenir de notre congrégation, car toutes nos ressources humaines, nos biens matériels (écoles et hôpitaux sont détruits. Bon nombre de congrégations sont appauvries.
Quel est mon avenir dans cette congrégation?
Bon nombre de religieux, de religieuses ne subissent-ils pas déjà la pression de leurs parents, de leurs amis afin de renoncer à leurs engagements, à abandonner la vie religieuse?
Ne doit-on pas s’attendre, dans les jours qui viennent, à de nombreuses déperditions sur le plan vocationnel?
Comment faire face à la pauvreté qui menace nos Congrégations religieuses?
Quelle est la nouvelle mission que Dieu veut confier aux survivants de chaque congrégation?
Quelle catéchèse proposer aujourd’hui pour une meilleure compréhension et célébration de la foi chrétienne?
La foi en Dieu nous dispense-t-elle des malheurs ou nous aide-il elle à y faire face et à les surmonter, les traverser et à atteindre le rivage? Mc 4/35-41 Si même les religieux, religieuses, les prêtres, les séminaristes, l’archevêque de Port-au-Prince, n’ont pas été épargnés lors du séisme du 12 janvier, quel message Dieu veut-Il nous donner?
Le Christ, le verbe incarné, n’avait-t-il pas été, vendredi saint, sous les décombres de la mort, et le matin de Pâques, n’en est-il pas sorti?

Les questions ne manquent pas….Elles peuvent faire l’objet de rencontres communautaires, intercommunautaires, de groupes.

Qu’est-ce que Dieu nous dit dans tout ça?

Et alors aujourd’hui nous célébrons la fête de la Chandeleur :

- quelles sont les vérités dont ce mystère est porteur.
- Quel est le sens de ce mystère pour la vie consacrée dans notre aujourd’hui, qu’ est-ce qu’ il nous rappelle et nous aide à vérifier?

La chandeleur, un site où Dieu nous parle

Mots clés :

- Une consécration
- Une contemplation
- Une satisfaction
- Consécration :

- Don, don de soi à Dieu pour Dieu et pour les autres
- Conformité à la loi, à la tradition, à la bonne tradition
- Simplicité

Contemplation :

- Siméon et Anne vont contempler le petit Jésus, le Christ, la lumière du monde, le consolateur, le provocateur d Israël, celui qui va prendre des initiatives.
- Siméon va avoir également le regard tourne vers Marie, la nouvelle Eve, vers l’Humanité
-
Satisfaction :

- Les attentes de Siméon et de Anne sont comblées, car ils ont vu ce qu ils espéraient.
- Ils peuvent partir en paix. Ils voyaient l’essentiel et s accrochaient à l’essentiel. Ils étaient en paix.

N.B. Autrefois, les juifs aimaient contempler la beauté du Temple, ses constructions, etc. Le temple constituait la fierté du peuple juif.
Simon et Anne étaient toujours dans le Temple. La beauté du Temple n’avait pas rassasié Siméon et Anne. Ils espéraient autre chose. Ils attendaient quelqu’un, un Sauveur.

Siméon et Anne vont opérer pour l’homme un déplacement, une décentration. Désormais, l’objet de la contemplation de l’homme n’est plus le Temple de Jérusalem, fait de mains d’hommes, mais Dieu, Dieu incarné. L’objet de la contemplation est Dieu, lui- même, en Lui -même, Dieu, présent dans l être humain, l être humain se trouvant sous les décombres de toutes sortes. Voila qui donne à l’être humain sa pleine satisfaction, donne sens à sa vie et à la vie, comble les attentes de l’homme.

Siméon et Anne nous interrogent :

Qu’est ce qui constitue, qui constitue l’objet de nos préoccupations, qu est ce qui fait, qui fait l’objet de notre contemplation? Le temple, la beauté, la splendeur du Temple ou le Christ lui- même, Lumière du monde qui, en entrant dans le temple, a sanctifié le Temple, fait de l’homme son vrai Temple.
Quelles sont nos attentes, quelles doivent être nos vraies attentes?
Sommes- nous prêts à nous donner à Dieu et aux autres, à nous donner pour une juste cause, à nous conformer aux normes, aux principes utiles, aux forces de vie dont notre tradition est porteuse?
Le chemin que nous empruntons, est-ce bien celui de la simplicité?

L’objet de notre contemplation doit être le Christ incarné qui prend place dans l’histoire, la culture la tradition humaine, en faisant grandir, valorisant les germes de vie dont cette tradition est porteuse. L’objet de notre contemplation doit être le Christ qui ouvre à l’homme le chemin de la Simplicité.

L’événement du 12 janvier a appauvri l’Église. Cependant, l’objet de contemplation pour la communauté ecclésiale, une personne consacrée, un évêque, un prêtre, un diacre, des baptisés, ne saurait être les bâtiments ecclésiastiques de la paroisse, du diocèse, de la Congrégation, des maisons privées, des entreprises à savoir : couvents, écoles hôpitaux, presbytères, séminaires, carnets de banque, véhicules, etc. Notre préoccupation doit être la conformité aux normes, aux principes utiles, aux forces de vie de notre tradition. Le chemin à parcourir doit être celui de la simplicité. La reconstruction de tous ces bâtiments sera efficace si elle découle de cette consécration, de cette contemplation qui nous pousse à nous donner, à nous conformer aux normes, à la simplicité.

Dans la ligne de la prophétie de Siméon, Jésus a enfoncé le clou. N’ a t-il pas dit aux juifs qui contemplaient la beauté du Temple de Jérusalem qu’ il ne restera pas pierre sur pierre, car tout sera jeté bas. Luc 21, 5-6 et Mt 24, 1-3 ; Mc 13; 1-4

Aujourd’hui, sommes-nous affolés, sur le point de perdre nos points de repères parce que nous avons perdu nos ressources humaines économiques, notre prestige d’antan ou du moins parce que l’objet de notre contemplation n’a pas été toujours bien centré? Si le Christ, le christ présent dans l être humain, l être humain se trouvant sous les décombres de toutes sortes n’a jamais été l’objet de notre contemplation, mais nos grands bâtiments ecclésiastiques, il y a de quoi s’inquiéter, car notre effondrement est de taille.

Quand l’homme fixe son regard sur le Christ incarné et l’homme encombré, il est capable de rebâtir ce qui a été détruit. La vie religieuse rappelle à l’homme, le sens de la consécration, et du coup le sens du baptême, ce qui constitue l’objet de sa contemplation et l’aide à vérifier en lui et autour de lui si l’objet de sa contemplation est bien le Christ incarné, le Christ présent dans l’être humain encombré. La vie religieuse rappelle à l’être humain ce qui peut lui donner la pleine satisfaction. Une consécration et une contemplation bien comprises et vécues comblent l’être humain de bonheur, de joie, de paix.

Qu’est-ce que le Seigneur nous dit par le drame du 12 janvier dernier, quel comportement garder?

Luc 13; 1-5. A ceux qui sont venus rapporter la catastrophe qui a frappé les galiléens et par ce qui s’est passé avec la chute de la tour de Siloé, Jésus invite à la conversion, à la pénitence.

Jésus n’a pas blâmé les galiléens, les victimes de la tour de Siloé, n’a pas fait de jugement moral comme tel, n a condamné personne, mais a invité tout le monde à la conversion pour éviter que de pareils cas se reproduisent

Un événement malheureux, crapuleux concerne tout le monde, a un effet interpellateur, est porteur d’avertissement, invite à la correction, à la conversion.

Les questions à poser et à ne pas poser :

Rappelons que le pire est toujours possible et personne n’est à l’abri. Si je suis sauvé, c’est par grâce, mais je n’ai rien fait pour mériter le salut et alors que dois-je faire pour éviter le pire, limiter les dégâts à l’avenir.
Le mal qui se produit dan le présent nous invite à regarder vers l’avenir. Jésus invite à un changement profond, à une metanoia, à la conversion : changement de mentalité, de comportement, accueillir une nouvelle manière d être, d’agir, de vivre.
Qui est coupable, lui ou quelqu’un de sa race ? Non Qu’est ce qui doit être changé en moi, autour de moi dans le meilleur délai afin d éviter le pire? Oui Qu’est-ce qui doit être fait à court, moyen et long terme pour aider l’être humain piétiné par un drame quelconque comme un séisme à retrouver sa dignité, pour aider l’homme à sortir de tout mode de décombres sous lesquels il se trouve?

Dans une catastrophe, seules les pertes en vie humaine sont plus catastrophiques. Il faut tout faire pour sauver une vie humaine, toute vie humaine au-delà de tout préjugé, quitte à sacrifier des ressources économiques et tout en assumant les risques que cela comporte. Tout débarquement dans une situation de mort doit amener le « sauveteur » à tout faire afin d’accorder le primat à la libération, au salut de l être encombré, de rendre possible sa réintégration dans sa communauté, de le rendre à lui-même, de le rendre autonome. Telle est la pédagogie que le Christ met en œuvre en débarquant dans une situation de mort. ( Mc 5/1-20

Une vie nouvelle doit être donnée aux rescapés et avec les rescapés, il faut agir, porter les rescapés à donner un témoignage de vie dû à celui qui l’a libéré, certes, sans ‘’avoir besoin d être nécessairement à sa remorque. L’être désencombré n’est pas obligé de prendre le même bateau que son sauveteur, mais il peut être invité à donner un témoignage de vie mettant en relief l’action de son sauveteur.

Si les « sauveteurs » sont tenus de prendre en compte la volonté de l’être humain, du pays à désencombrer, (que veux-tu que je fasse pour toi/fais que je voie) l’être humain, le pays désencombré doit être responsabilisé. Avec les rescapés de toutes sortes, on va reconstruire ce qui a été détruit, on va faire du neuf. Les êtres humains « désencombrés » avec le support de leurs sauveteurs ont la responsabilité de reconstruire ce qui a été détruit. Les sauveteurs ont la pleine responsabilité de responsabiliser les désencombrés.

Détruis ce temple, je le rebâtirai. Tout ce qui est détruit est appelé à être reconstruit. Dieu veut reconstruire, veut rebâtir. Il ne faut pas accepter de défaite, mais il faut envisager une autre construction. Ce qu il faut d abord construire est bien l’homme et ensuite les infrastructures. Les rescapés et les sauveteurs sont donc les acteurs de cette nouvelle construction. D’où l’importance d’un partenariat fiable

Comment construire l’homme haïtien, et avec quels outils, matériaux?
Qui est, doit être l ‘ingénieur, l’architecte de cette construction?
A suivre……

Père Philippe Désiré, V.Dei
Directeur de la Pastorale et de
L Institut Voluntas Dei en Haïti



Haïti :
Institut Voluntas Dei
District d’Haïti
86-90, 4e Avenue Bolosse,
B.P. 19060
Port-au-Prince, Haïti (WI)









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