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Eglise de Guadeloupe N°910

La moisson est grande, les ouvirers peu nombreux !


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A Noter

LE DENIER DE L'EGLISE

...Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire que chaque catholique est appelé à verser. Il est à l’Eglise ce que l’Impôt est à l’Etat. Le Denier de l’Eglise est librement consenti par les fidèles et « chacun donne selon son cœur ». Il permet à l’Eglise de vivre, d’agir et de se développer en remplissant la mission que le Christ lui a confiée. »...

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Horaire des messes

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Jeunes



2500 étudiants à Ecclesia Campus

2500 jeunes sont attendus à Rennes les 4 et 5 février pour "Ecclesia Campus". Amaury Rony, vice-président de Chrétiens en Grande Ecole (CGE), fait partie de l'équipe qui pilote le rassemblement national étudiant.

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Foi et vie Chrétienne



Des indications pour l'Année de la foi

Une Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi donnant des indications pastorales pour l'Année de la foi sera signée par le pape Benoît XVI le 6 janvier et publiée le lendemain. Elle a été rédigée en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement.

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évènement



Le Cardinal Vingt-Trois officier de la Légion d'Honneur

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France, a reçu les insignes d'officier de la Légion d'Honneur des mains du Président Nicolas Sarkozy, le 9 février 2012, au Palais de l'Elysée.

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Eglise et société

Exclusion et participation, entre utopie et espérance...
(source CEF)




Est-il possible d’honorer le principe de participation comme un droit et comme un devoir ? Est-ce une utopie ou une espérance ? Ces deux concepts sont liés. Nous sommes contraints de naviguer à vue entre les deux.

Tenons-les ensemble. Le premier est empreint de nostalgie. L’utopie par définition semble ne jamais pouvoir être atteinte. Elle engage notre soif de vivre et se présente comme un horizon que la volonté veut atteindre. Elle révèle de façon très heureuse que l’homme ne peut se satisfaire des atteintes à sa dignité par des situations humiliantes et dégradantes. Ce refus de la fatalité rejoint bien les aspirations les plus nobles de l’humanité. L’utopie invite à quitter les rives de l’injustice pour celles d’une société plus fraternelle que chacun contribuerait à construire.

L’espérance est une promesse dont la réalisation est effective grâce aux multiples initiatives de l’homme. De ce fait, elle ne renvoie pas à demain. Elle définit une attitude actuelle pour vivre notre existence aujourd’hui. Elle est le fait des pauvres aussi bien que des nantis. Elle se révèle comme la vertu des entrepreneurs qui ne rêvent pas d’un monde qui chante mais qui le mettent en œuvre. Elle engage la confiance dans les capacités humaines que le Créateur a déposées en chacun pour le service hic et nunc du bien de l’ensemble.

Utopie et Espérance ne s’excluent donc pas. L’une et l’autre se rejoignent dans l’invention d’un autre monde.

Cependant, pour mieux comprendre leur distinction on pourrait se référer à une conférence donnée par l’actuel Cardinal Walter Kasper :

« En fondant théologiquement la dignité humaine, la théologie défend l’humanisme, aussi bien antique que chrétien, contre sa mise en cause par l’humanitarisme moderne. L’humanisme reconnaît le bonheur (eudaimonia, beatitudo) de l’homme vient de la vertu, c’est-à-dire de la réalisation morale du bien, qui a des exigences inconditionnelles sur l’homme et sa liberté. Les droits inviolables de l’homme constituent une expression moderne de cet humanisme occidental. Par contre, l’humanitarisme voit le bonheur dans la plus grand satisfaction des besoins du plus grand nombre possible d’hommes ; il recherche la minimalisation de l’insatisfaction, de la peine et de la privation en même temps qu’une maximalisation de la satisfaction et de la plénitude immédiate de la vie (ce qu’on appelle la qualité de la vie). La vie moralement bonne est remplacée par la bonne et longue vie. En fait, cette inflation des droits de l’homme dans le sens d’un eudémonisme social vide ces droits de l’intérieur ; elle les détruit et les dégrade en en faisant de simples armes idéologiques dans la lutte pour des intérêts propres. Car ici il n’y a plus de valeur absolues, mais seulement un calcul de bonheur, qui –comme le montre surtout le triste débat sur l’avortement- abandonne finalement même l’idée humaniste de la valeur absolue de tout être humain." article : Le fondement théologique des droits d l’homme – Conseil Pontifical Justice et Paix – 1988.

Revenons à l’exclusion :

Le premier réflexe est de penser l’exclusion en termes économiques, comme si les règles économiques en vigueur étaient les seules et les principales causes de la situation des exclus.

En fait, l’économie n’est qu’un outil au service d’une autre finalité. Elle demeure un des repères majeurs du citoyen. Or nous savons bien que le développement n’est pas seulement un concept économique (le niveau de PIB par habitant).

Le développement inclut le respect des droits humains dont l’absence de pauvreté n’est qu’un aspect. S’enrichir oui, mais pour un projet précis.

L’économie n’est qu’une facette de la situation où le terme de justice doit se traduire en termes d’équité.

Quelle est la source de cette exigence de participation dans notre univers chrétien ? Je suis marqué par une lecture récente de l’Evangile qui m’a laissé entrevoir que la pédagogie de Jésus était toute entière habitée par une logique d’inclusion.

Si nous voulons un autre monde, c’est bien parce qu’une visée sociale ou fraternelle nous habite.

Cette visée surgit à la fois de notre affectation devant certaines situations humaines et en même temps parce que nous sommes disciples d’un Dieu qui ne supporte pas la souffrance de l’homme quelle qu’en soit son origine.

Il a pris le risque de s’inviter dans ce monde, le risque de manifester sa miséricorde aux pécheurs. Il est à l’origine du désir de bonheur et il vient partager au milieu de nous sa mise en œuvre.

Nous n’avons pas été jetés dans le monde, mais nous avons été voulus dans ce monde et pour ce monde où Dieu lui-même s’est aventuré en Jésus Christ. Il aime ce monde. Il aime les siens qui sont dans ce monde.

L’Evangile nous invite en permanence à l’humanisation de situations inacceptables. Nous netolèrerions pas sans grandes souffrances que des membres de nos familles subissent le sort de certains pauvres et exclus de la société d’aujourd’hui. C’est bien l’amour qui est au cœur de notre affectation. C’est par l’amour de ces frères et sœurs que le désir de justice est vif en chacun de nous.

Notre réflexion devrait nous conduire à gagner les hommes, tous les hommes et toutes les femmes à la construction intérieure de la société.

L’Evangile ne définit pas un plan d’action qu’il suffirait d’appliquer avec rigueur pour atteindre la justice. Pourtant, à chaque page il met en lumière quelques critères qui ont trait à une justice durable ; celle qui considère que toute personne est un sanctuaire d’humanité.

Il revient à l’Eglise de faire valoir cette bonne nouvelle.

Cela ne répondra pas totalement à la question de savoir comment sortir d’un système social qui marche à l’exclusion ?

Au jour le jour, nous sommes en acte d’élaboration d’une pensée sociale qui proposera des repères et des clés pour agir en ce sens. Il s’agit d’un lent processus de maturité des consciences. Une telle perspective s’appuie sur le principe de réalité, Compendium n° 53.

Ce qui est possible avec intelligence et réalisme, peut être puisé comme le disait Jean-Baptiste de Foucauld lors des Semaines Sociales de France, dans la parabole du bon grain et de l’ivraie.

Ce qui est juste côtoie ce qui est injuste.

Et vouloir un monde qui ne soit pas mêlé risque bien d’aggraver le mal. Le réalisme est un principe marqué par la modestie.

Et la modestie est la vertu de ceux qui se risquent, de ceux qui entreprennent. Ils sont légions aujourd’hui. Utopie et espérance… ne sont pas vaines.

Père Jacques Turck,
Directeur du Service National pour les Questions Familiales et Sociales Principe de réalité La transformation des rapports sociaux

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