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Eglise de Guadeloupe N°910

La moisson est grande, les ouvirers peu nombreux !


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A Noter

LE DENIER DE L'EGLISE

...Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire que chaque catholique est appelé à verser. Il est à l’Eglise ce que l’Impôt est à l’Etat. Le Denier de l’Eglise est librement consenti par les fidèles et « chacun donne selon son cœur ». Il permet à l’Eglise de vivre, d’agir et de se développer en remplissant la mission que le Christ lui a confiée. »...

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Horaire des messes

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Jeunes



2500 étudiants à Ecclesia Campus

2500 jeunes sont attendus à Rennes les 4 et 5 février pour "Ecclesia Campus". Amaury Rony, vice-président de Chrétiens en Grande Ecole (CGE), fait partie de l'équipe qui pilote le rassemblement national étudiant.

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Foi et vie Chrétienne



Des indications pour l'Année de la foi

Une Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi donnant des indications pastorales pour l'Année de la foi sera signée par le pape Benoît XVI le 6 janvier et publiée le lendemain. Elle a été rédigée en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement.

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évènement

150 anniversaire des salésiens : une confiance pour les jeunes sans cesse renouvelée

En 1859, Jean Bosco créé les Salésiens de Don Bosco, une congrégation religieuse au service des jeunes. Celle-ci est le fruit de l’intuition d’un homme, Jean Bosco. Né en Italie en 1815, il manifeste très tôt le désir de devenir prêtre. A l’adolescence, il sert dans une ferme, travaille chez un forgeron, un tailleur tout en continuant ses études.

Finalement en 1834, il entre au séminaire et est ordonné prêtre sept ans plus tard. "Très vite pourtant, il sent qu’il n’est pas appelé à vivre son ministère dans une paroisse, souligne le P.Vincent Grodziski, rédacteur en chef de la revue Don Bosco Aujourd’hui et délégué provincial à la communication.

Deux événements vont alors marquer son chemin : une expérience auprès de jeunes dans le monde carcéral, et la rencontre avec Barthélemy Garelli.

Décembre1841, Jean Bosco, qui s’apprête à célébrer une messe, surprend le sacristain en train de chasser un jeune garçon de l’église. Il intervient et dialogue avec cet adolescent, orphelin et illettré. Cette rencontre est le point de départ de l’œuvre de Jean Bosco, décidé à se consacrer aux jeunes en danger. Cela commence par l’accueil de Barthélemy Garelli qu’il catéchise, puis de ses amis et de nombreux autres adolescents dans une maison d’un quartier de Turin, le Valdocco.


"Sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation"


Cent cinquante ans après, l’esprit de Don Bosco a essaimé un peu partout dans le monde.

La famille salésienne compte plus de 400 000 membres répartis dans une vingtaine d’organisations inspirées du charisme du prêtre italien.

"La raison, la religion et l’affection sont les piliers du projet éducatif salésien, détaille le P.Vincent Grodziski. Nous sommes présents auprès des jeunes pour vivre avec eux une relation d’amitié et les accompagner dans la vie.

"Sans affection pas de confiance, sans confiance pas d’éducation", disait d’ailleurs Jean Bosco.

On cherche à faire réfléchir les jeunes sur leurs actes et leur portée. Nous prenons soin de distinguer la personne du geste. En cas d’erreur, la sanction n’est pas punitive mais constructive. On réfléchit avec le jeune à une réparation de sa faute pour qu’il comprenne qu’on ne peut le réduire à ce geste et qu’il peut être perçu autrement par les autres."


Une approche globale des jeunes


Le projet éducatif salésien se vit aujourd’hui dans les paroisses, dans des établissements d’action sociale, et dans des établissements scolaires auprès de jeunes de 8 à 25 ans. Le champ des projets réalisés est très large et touche aussi bien aux loisirs, à l’accompagnement scolaire, à l’insertion...



La chapelle du Centre Saint-Jean BOSCO à Saint-Charles Gourbeyre.


En Guadeloupe,c’est l’Association pour la Protection de l’Enfance (APE, crée par Monseigneur GENOUD en 1935 qui a créé l’Institution Saint-Jean BOSCO.

Les jeunes adolescents accueillis sont placés dans des entreprises de la région pointoise et rentrent le soir à l’hospice Saint-Jules, où on peut les héberger et dispenser les premiers cours du soir; lecture, écriture, calculs et autres activités ludiques.

Vers 1943, l’APE est dotée d’un domaine, ancienne habitation sise à GOURBEYRE, pourvue d’anciens bâtiments et espace de production de café,de banane et autres cultures vivrières, ainsi qu’une basse-cour et d’importantes forêts dans la zone montagneuse. L’ensemble représente plus de 50 ha.
L’APE y installe l’institution Saint-Jean BOSCO avec pour premier directeur le Père Jean BELLOC. Depuis le domaine s’appelle "Saint-Jean BOSCO".

A la rentrée 1951/1952, Saint-Jean BOSCO est un complexe éducatif qui comprend: Une école primaire d’une centaine d’élèves, une école artisanale de 40 apprentis environ, une école technique qui recrute prioritairement parmi les élèves issus de l’école primaire du centre, et aussi d’autres jeunes de toutes les communes de l’archipel.
En 1961, la population de de ces trois structures éducatives est de 260 jeunes. L’école technique prépare aux CAP de quatre spécialités. Certaines années, les meilleurs élèves électriciens obtiendront le BEI. Signalons que le Lycée d’Enseignement Professionnel Privé de BLANCHET (plus de 600 élèves aujourd’hui), n’est autre que l’école technique Saint-Jean BOSCO transférée à BLANCHET sur le site de l’ancien séminaire collège en 1966.

Le transfert de l’école technique à BLANCHET a des effets pédagogiques catastrophiques. L’école primaire n’éyant plus vocation à être une pépinière de l’école technique, s’éteint peu à peu. AU réfectoire, dans la cour, ou sur les terrains de sport, il n’ya plus de brassage social entre les élèves de l’école technique et ceux des sections artisanales. Les effectifs deviennent rapidement insuffisants pour assurer la maintenance des installations du site. Le centre accueille alors presque exclusivement des jeunes en rupture avec l’école et ou avec la famille; voire avec la société. L’encadrement resté en place n’est pas préparé à cette mutation et s’avère inefficace. De difficultés en difficultés le centre sera fermé en 1997, après avoir éduqué et formé valablement, pendant des décennies, beaucoup d’hommes pour la Guadeloupe.

Dés l’an 2000, une vaste réflexion a été initiée par l’évêque de la Guadeloupe pour redéfinir un projet pour le site Saint-Jean BOSCO, qui par sa situation géographique, ses espaces naturels, et certains de ses locaux encore réparables, nous semble toujours un lieu très propice à l’installation d’une "école de la deuxième chance".

La récente ouverture du CFA Jean BELLOC, né de la volonté du diocèse de réactiver ses œuvres sociales est le premier maillon des projets engagées sur le site, avec le concours financier de la Région Guadeloupe et des Fonds Européens.

C’est aussi sur le site de Saint-Jean BOSCO que prend place le Grand Séminaire de la province ecclésiastique des Antilles-Guyane dont les locaux sont en cours de rénovation.

Nous aurons bientôt l’occasion de promouvoir le projet complet qui est actuellement à l’étude, et qui sera proposé aux divers partenaires (Europe-État-Région-Département) lors des prochains états généraux pour la Guadeloupe.


(Source CEF)
Avec la participation de J-R NICOLAS et J-P ADELAIDE
pour la partie locale de l’article.


crédit photo:diocèse de Guadeloupe









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