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A Noter
LE DENIER DE L'EGLISE
...Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire que chaque catholique est appelé à verser. Il est à l’Eglise ce que l’Impôt est à l’Etat. Le Denier de l’Eglise est librement consenti par les fidèles et « chacun donne selon son cœur ». Il permet à l’Eglise de vivre, d’agir et de se développer en remplissant la mission que le Christ lui a confiée. »...
Horaire des messes
Jeunes
2500 étudiants à Ecclesia Campus
2500 jeunes sont attendus à Rennes les 4 et 5 février pour "Ecclesia Campus". Amaury Rony, vice-président de Chrétiens en Grande Ecole (CGE), fait partie de l'équipe qui pilote le rassemblement national étudiant.
Foi et vie Chrétienne
Des indications pour l'Année de la foi
Une Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi donnant des indications pastorales pour l'Année de la foi sera signée par le pape Benoît XVI le 6 janvier et publiée le lendemain. Elle a été rédigée en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement.
évènement
Le Cardinal Vingt-Trois officier de la Légion d'Honneur
Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, Président de la Conférence des évêques de France, a reçu les insignes d'officier de la Légion d'Honneur des mains du Président Nicolas Sarkozy, le 9 février 2012, au Palais de l'Elysée.
En video
Diversité et unité des chrétiens à Jérusalem
Foi et vie Chrétienne
Note concernant la catéchèse, dans le diocèse de Guadeloupe.
Depuis plusieurs années, les évêques de la conférence épiscopale de France proposent de nouvelles orientations pour la catéchèse. L’an dernier, le P. Jean-Claude Richert, responsable national d SNCC a animé deux rencontres pour les catéchistes et animateurs, une rencontre pour les prêtres et nous a mis sur les rails. Nos évêques de la province ecclésiastique Antilles-Guyane, lors de leur rencontre en 2006 ont retenu 3 chantiers de travail dont la catéchèse, sous la responsabilité de Mgr Méranville et de moi-même. Avant de poursuivre notre réflexion, il me semble utile de faire le point de la situation et de poser déjà quelques jalons, sans grande prétention.
Jetons un regard :
Les catéchisés : CE 1 – 6° Catéchèse de l’enfance.
Le nombre d’enfants catéchisés n’a pas sensiblement diminué, mais baignent-ils dans un climat favorable. Les parents sont plus attachés à la réception des sacrements qu’à une découverte progressive de Jésus christ et du « vivre-chrétien ». Les enfants manquent de soutien. On peut aussi se poser la question de leur intérêt pour la catéchèse et du lien entre catéchèse et communauté paroissiale. Un problème à analyser : inscription des enfants au lieu de travail des parents, et donc de leur scolarité, sans aucun lien avec leur paroisse (Ex : un enfant est inscrit au catéchisme à Pointe-à-Pitre en semaine et le dimanche à st François). Comment voulez-vous que les parents participent aux réunions prévues pour eux à 18H30 quand ils sont pressés de regagner leur domicile. En outre la vie sociale d’un enfant aujourd’hui s’organise, qui ne tient plus compte de la vie chrétienne, vu l’importance des activités sportives et parascolaires. Le catéchisme est en concurrence avec ces activités. Une réflexion sérieuse doit être menée, puisqu’à partir de l’an prochain il n’y aura pas école le samedi. Il est de plus en plus question de regroupement de famille, de Week-end… Est-ce à dire qu’il est nécessaire de rappeler que le mercredi est réservé à l’éducation de la foi… ?
Tenir compte de la famille aujourd’hui, famille blessée, famille recomposée, avec toutes les conséquences. Tenir compte aussi de la place d’un enfant aujourd’hui dans notre société de consommation.
Il serait très urgent de faire un « état des lieux » de la catéchèse dans l’enseignement catholique.
Catéchèse des ados.
Depuis la décision de célébrer la confirmation en classe de seconde, plusieurs expériences ont été tentées, souvent sans lien avec l’équipe diocésaine.
Je voudrais rappeler que pour les jeunes de 5°, le parcours retenu s’intitule : « les actes de la foi », parcours dont la base est la même que le projet pastoral. Ce parcours demande aussi une participation des parents.
La classe de quatrième est sans doute, l’une des plus dures. L’idéal serait d’utiliser les moyens de communication pour annoncer Jésus Christ. Ce qui réclame une formation et du matériel. En attendant, nous proposons les pistes de réflexion de la revue « Initiales », élaborée par le SNCC, l’aumônerie de l’enseignement public, l’enseignement catholique, l’action catholique de l’enfance. Une formation avait été assurée, l’année dernière par la responsable de la revue ….Peu de paroisses ont répondu à l’appel…
A partir de la classe de troisième, nous préparons la confirmation. Les prêtres avaient souhaité que la conformation soit célébrée après la « crise d’adolescence », que nous puissions aider les jeunes à faire une démarche personnelle après une expérience communautaire. Ce que le parcours « appelés à la confirmation » de Mgr Perrier confirme dans les deux premières rencontres. Il est regrettable que certaines paroisses utilisent d’autres parcours ce qui rend plus difficile la formation des animateurs.
Pourquoi célébrer la confirmation en classe de seconde ?
- Célébrer la confirmation en fin de troisième, serait encourager ce trait de notre mentalité : « nou fini avè sa ».
- Mon passage au lycée de Baimbridge, comme aumônier, m’a fait découvrir la difficulté du passage de la troisième à la seconde.
- La seconde est la classe des grandes orientations et des choix. Ne serait-ce pas la mission de l’Eglise que d’être présente auprès des jeunes à ce moment-là.
Après la seconde, la pastorale des jeunes prend le relais (ne pas attendre la seconde non plus). Il avait été retenu l’urgence de réanimer les aumôneries de lycée. Ce qui revient de droit à la pastorale des jeunes. Je voudrais souligner que l’Eglise est complètement absente dans les lieux où se préparent ceux qui auront en main la destinée de leur pays. (
lycées et université) Un défi très urgent à relever ! Ce devrait être la tâche prioritaire de la pastorale des jeunes.
Je voudrais aussi noter que j’ai confirmé des jeunes de 4° et de 3°…..dans plusieurs paroisses qui n’ont pas encore pris le virage du changement.
Les agents de la catéchèse : catéchistes et animateurs, je distingue bien. Catéchiste s’adresse à la catéchèse de l’enfance et animateurs pour la catéchèse des ados.
Il semble plus difficile aujourd’hui de trouver des catéchistes. Ne sont-ils pas de plus en plus « âgés ». La nouvelle orientation prise au sujet de la confirmation pose aussi le problème des animateurs, car le nombre des jeunes en paroisse après la sixième n’a guère diminué. La pénurie de catéchistes et animateurs et le peu d’accompagnement des parents nous poussent à penser autrement la catéchèse.
Les catéchistes et animateurs manifestent beaucoup de bonne volonté. Dans le ministère de la Parole, la bonne volonté ne suffit pas. Nombreux, les animateurs et catéchistes qui demandent une formation. Nous en reparlerons. Cependant, il ne faut pas négliger le rôle important du curé de la paroisse pour accompagner les catéchistes qui se plaignent de l’absence totale de leur pasteur… « Voici les livres, débrouillez vous ». C’est l’affaire des laïcs … Jamais, on ne les voit ». Un entretien, avant d’accepter X ou Y, comme catéchiste ou animateur s’avère indispensable. Il arrive fréquemment que devant le manque de catéchistes ou d’animateurs, on soit obligé d’accepter certains parents qui pensent avant tout à leur enfant, qui n’ont aucune formation. Nous connaissons les résultats. Certaines séquences ont besoin d’un éclairage biblique que doit donner le pasteur.
Un des grands problèmes soulevé est le lien pour les catéchistes entre leur engagement comme catéchiste, le lien avec leur communauté et particulièrement avec l’Eucharistie, sans oublier certaines situations délicates (divorcé-remarié, en concubinage, parent isolé).
Le contexte de la catéchèse est encore celui « d’un monde de chrétienté », malgré l’avancée de la sécularisation : le catéchisme donne les sacrements : « ce qu’ont fait mes parents, pour moi, je le veux pour mon enfant ». C’est peut-être pour cela que les « confirmands » sont encore en grand nombre.
On aura besoin des sacrements pour être parrain, marraine, ou se marier religieusement…quelque fois comme garantie avant de passer à une autre religion.
Nous vivons dans un monde où Dieu est complètement absent, où tout est réglé par la technique…Tenir compte de la mentalité religieuse, de la place du sacré, de la superstition, de la recherche du merveilleux…
Parcours et méthode.
Les parcours retenus sont ceux du L.A.C (Lille, Arras, Cambrai) : « Vers Toi Seigneur parcours » cohérent et progressif, facilement adaptable, si les catéchistes se retrouvent régulièrement pour préparer, faire entre elle ce qu’elles font faire avec les enfants. Qui tient compte de l’âge, de la psychologie des enfants et de la place des parents.
Au Ce 1, on privilégie un dialogue entre parents et enfants sur ce qui est important dans la vie. Cette étape permet de faire découvrir ce que pensent et vivent les chrétiens à propos de certains événements essentiels pour eux. L’enfant pourra vivre une initiation à la prière et une première expérience de vie en Eglise grâce à des célébrations mensuelles, avec les parents.
Au Ce 2, les enfants sont à l’âge où « voir, entendre, toucher » est primordial, à l’âge du sensible et du concret. Au cours de cette première étape de catéchèse en équipe, ils sont invités à vivre en équipe, à découvrir Jésus dans ses relations avec les hommes et avec Dieu. Accueillis par la communauté, ils sont initiés au sens des grandes célébrations de la vie chrétienne. C’est l’âge où ils commencent à prendre de la distance par rapport à ses parents, ce qui compte pour lui, ce sont les copains. En tenir compte pour la catéchèse.
Au CM1 : les enfants deviennent capables de comparer, de choisir, de faire des rapprochements. Ils sont à l’âge où ils ont besoin de repères. Au cours de cette étape, ils sont conviés à une initiation à la « réflexion morale », par l’intermédiaire d’une découverte de la vie des croyants d’hier et d’aujourd’hui (importance des témoins), et de la vie de l’Eglise. Ils sont ainsi amenés à aiguiser leur regard, à devenir « curieux de Dieu », et à chercher comment ils peuvent, eux aussi, répondre à cet appel de la conversion. C’est aussi au cours de cette étape que nous conseillons la première eucharistie (première communion), quand il en est question dans le parcours…et non en fin d’année, ce qui pourrait fortifier la conception des parents : on vient au caté pour recevoir des sacrements, et l’enfant une fois « eucharistié » part en vacances et n’est vraiment pas initié à l’Eucharistie.
Au CM 2 : les enfants sont à l’âge des « pourquoi » et des « comment », à l’âge où ils ont besoin de fonder ce qu’ils découvrent. Au cours de cette étape, ils apprennent à lire les évangiles en Eglise. Ils découvrent comment les Evangiles ont été écrits et comment ils ont été accueillis par les différentes communautés chrétiennes. Ils s’entraînent à percevoir la résonance des Evangiles dans leur vie, à exprimer leurs découvertes par des pédagogies variées, à accueillir celles des autres et à prier le Christ des Evangiles. Le Mystère pascal occupe une place importante dans cette étape : découvrir comment la mort et la résurrection du Christ sont au cœur de la foi et de l’agir des chrétiens.
En 6°, les jeunes commencent à se situer dans l’histoire et dans le temps. Ils sont capables d’établir des liens entre leurs découvertes. Le parcours « Commencements » leur permet de s’arrêter, de prendre conscience de ce qu’ils vivent, de relier les événements entre eux, de découvrir petit à petit qu’ils ont une histoire, une histoire unique, une histoire avec les autres, parce que la démarche de foi s’enracine dans un travail patient de relecture. « Commencements » donne accès aux récits bibliques afin que les jeunes découvrent l’histoire du peuple de Dieu, qu’ils se relient à la grande histoire des croyants et qu’ils reconnaissent la présence de Dieu dans leur vie. Ce parcours est une initiation à la relecture de la vie à la lumière de la résurrection.
Tout le parcours du LAC, dans chaque année: est bâti sur 3 pôles, les 5 points d’appui.
Trois pôles : croire, vivre célébrer.
Croire : il y a effectivement un certain nombre de choses à connaître sur les évangiles, sur la doctrine de l’Eglise etc…
Vivre : apprendre un art de vivre selon l’Evangile, un art de vivre chrétien. Il ne s’agit pas seulement de croire, de savoir, mais aussi de vivre. Une manière d’agir dans le concret de la vie sociale, familiale, scolaire.
Célébrer : la foi n’est pas seulement un « savoir sur », c’est une « vie avec » Quelqu’un, d’où des temps spécifiques, personnels et communautaires. Célébrations des sacrements, découverte de la vie de prière. A la fin de chaque ensemble, est proposée une célébration enfants-parents qui est une « reprise » de ce que les enfants ont vécu et une « catéchèse » pour les parents. Les célébrations sont aussi une initiation à l’Eucharistie. Les omettre, c’est risquer de passer à côté du temps fort de la catéchèse.
Les 5 points. Quelle que soit l’année de catéchisme :
- Découvrir le Christ.
- Vivre en Eglise.
- Découvrir dans la Bible la Parole de Dieu .
- Initier à la prière et aux sacrements.
- Vivre et agir en chrétien dans le monde
N.B. « Pierres vivantes », n’est pas un parcours, c’est un « recueil catholique de documents privilégiés de la foi ». Ecrit par les évêques de France et approuvé par le saint Siège, il s’adresse aux enfants catéchisés du cours moyen, mais aussi à leurs aînés, à leurs catéchistes, à leurs parents. Il comprend trois grandes parties. La première est le « Livre de l’Alliance : des textes de l’Ancien et du Nouveau Testament, des dessins et des photos en lien avec ces textes. La deuxième présente, par des planches dessinées et des textes, des témoins de la foi au cours des siècles, dans leur contexte social et ecclésial. La troisième concerne la vie chrétienne. Elle s’intitule « vivre, prier, célébrer ». On y trouve des prières, le rituel des sacrements, des éléments de réflexion sur la vie chrétienne et sur les fêtes liturgiques. Ce recueil aurait sa place dans les familles, autant qu’une Bible.
Qu’est ce qu’enfant au CE 1, au CE 2 etc…. (psychologie et centres d’intérêt).
7-8 ans : L’enfant porte en lui une immense curiosité : il veut savoir, toucher, manipuler. Il aime faire des choses. La pédagogie active à mettre en œuvre consiste dans les jeux, chants gestués, découpages, dessins mimes. (ce que les adultes n’aiment pas faire ).
9-10 ans : l’enfant acquiert progressivement l’esprit logique : il veut comprendre ce qu’il fait, il cherche le « pourquoi », « le concret ». La pédagogie active de la recherche sera basée sur la connaissance des Témoins.
11-13 ans : l’enfant (début de l’adolescence) développe ses capacités relationnelles. Il apprend à accepter les autres dans leurs différences. La pédagogie active mettra l’accent sur les activités de groupe, sur la vie communautaire.
N.B. La famille compte beaucoup pour ces tranches d’âge. L’école, les groupes de loisirs occupent une place dans le développement de l’enfant. Les copains, la télé, internet, le quartier l’influencent fortement. Tous ces éléments constituent le milieu où il évolue et lui sont nécessaires pour structurer sa personnalité. Les catéchistes seront attentifs à cet environnement sans oublier l’environnement culturel fait de merveilleux, de surnaturel, de superstitions. Aider l’enfant à grandir en rejetant les fausses croyances afin de vivre nos traditions à la lumière de l’Evangile.
Insister sur la place des parents dans la catéchèse et l’accompagnement à la messe dominicale…
Catéchèse et sacrements. En particulier, les sacrements de l’initiation chrétienne. Réflexion sur la profession de foi. Lui donner la place qui convient dans notre église locale et dans la mentalité.
Quelques principes et convictions concernant la catéchèse.
Nous avons connu avant le Concile Vatican II, le catéchisme : questions-réponses, le catéchisme national. Mgr Gay avait repris ce catéchisme dans une formule plus adaptée.
Depuis Vatican II, il ne s’agit plus de répéter ni même d’instaurer intelligemment les procédés anciens, mais « d’inventer de nouveaux modes l’être ensemble chrétien, de nouveaux modes d’expression, de symbolisation de la foi ».
A l’exemple même de la pédagogie du Christ : « viens et vois », le Concile insiste sur l’exigence de la liberté. Si aujourd’hui la foi apparaît à nos contemporains comme une libre adhésion personnelle, l’éveil de la foi ne doit pas être séparé de l’éveil à la liberté. Puisque la foi s’adresse à la liberté, on ne peut réduire la catéchèse à un « enseignement dépersonnalisé de vérités et de préceptes abstraits ». Elle doit se présenter comme une initiation concrète à la foi vivante et à la pratique vécue de la foi ».
Le Concile met également en évidence l’importance d’initier les enfants à une véritable manière de vive en communion avec Dieu et avec les autres, de ne pas simplement les préparer à des actes isolés, à des célébrations occasionnelles qui seraient des parenthèses dans leur vie avec Dieu et avec les autres, d’où l’exigence pour l’entourage immédiat des enfants d’être partie prenante de cette initiation.
Le Synode des évêques en 1977, consacré à la catéchèse qui a précédé le Directoire est revenu sur un aspect de la catéchèse : le témoignage. Pour traduire cette réalité, on a utilisé un certain nombre d’expressions : engagement personnel, « inculturation », activité d’Eglise, vie spirituelle, prière privée et liturgique, sainteté. Dans le contexte qui est le nôtre, cela vaut la peine de s’y arrêter quelques instants. Dire du catéchiste qu’il est témoin, c’est introduire deux dimensions essentielles à toute vie chrétienne : celle de l’humilité et celle de la spiritualité. Le témoin ne s’impose pas, n’impose pas sa spiritualité (faisons bien attention aux catéchistes du Renouveau et autres). Ce qu’il dit est authentifié par ce qu’il vit. Il sème et un autre moissonnera. Ce qui est vrai pour le catéchiste vaut autant pour la communauté paroissiale. L’éducation de la foi est seulement possible quand la communauté qui évangélise, l’Eglise, est une manifestation radieuse de la foi chrétienne et présente une manière de vivre qui attire. « Le témoignage de la vie de la communauté croyante prépare la voie à l’Evangile. » (Evangelium Nuntiandi). Si cela est absent, la crédibilité de la catéchèse est dangereusement compromise. L’évangélisation présuppose l’auto-évangélisation des baptisés » (Cardinal G. Danneels). La transmission de la foi chez un enfant passe par le témoignage.
Le langage de nos catéchistes fait problème, car il vient d’une théologie difficile à comprendre. Le vocabulaire de la religion chrétienne dépend d’un contexte culturel complètement étranger au nôtre. La Bible utilise des images qui font partie d’un univers pastoral différent du nôtre. Les textes liturgiques, ceux du pape, des évêques, pour la plupart de nos fidèles sont en partie incompréhensibles. D’où la formation et une catéchèse plus liée à la vie concrète. Connaissons-nous le langage symbolique propre à la communication religieuse ? Le développement de l’Internet est en train de modifier le monde philosophique et religieux. Le langage religieux en est un parmi d’autres….
La catéchèse et les « pauvres ».
Par le mot « pauvre », nous entendons non seulement les personnes démunies de ressources matérielles, mais encore celles qui sont privées de lieux de création culturelle ou intellectuelle, celles qui sont touchés par un handicap. Que la catéchèse leur réserve aussi un lieu où ils seront accueillis tels qu’ils sont. Nous avons à redonner à la catéchèse spécialisée une place plus importante, voire en faire un véritable chantier pastoral. Pensons également à une mise en œuvre de la catéchèse attentive aux diversités culturelles, à l’accueil de nos frères étrangers, immigrés…
N.B. Une recherche s’avère nécessaire dans les écoles catholiques, à partir du collège. Tenant compte du caractère spécifique de l’enseignement catholique et de sa mission, il serait souhaitable de bien mener la réflexion par rapport à la catéchèse et à la culture religieuse ou encore un « cours de religion »…Différence, complémentarité ?
L’Avenir de la catéchèse d’après les documents du Magistère universel.
Le nouveau Directoire Général pour la Catéchèse (15/8/1997) invite les Eglises particulières à évaluer leur investissement dans le domaine catéchétique. La définition de la catéchèse montre, sur des bases évangéliques le déploiement et la complémentarité des diverses tâches catéchétiques : « le but de la catéchèse est atteint à travers diverses tâches qui s’impliquent mutuellement. Pour les mettre en œuvre, la catéchèse s’inspirera de la méthode suivie par Jésus pour former ses disciples.
- Il leur faisait connaître les diverses dimensions du Royaume de Dieu : « A vous il a été donné de connaître les dimensions du Royaume de Dieu » Mt 13,1.
- Il leur apprenait à prier : « Lorsque vous priez, dites : « Père » Lc. 11,2.
- Il leur proposait des attitudes évangéliques : « Mettez-vous à mon école car je suis doux et humble de cœur » Mt 11,29.
- Il les initiait à la mission : « Il les envoya deux par deux », Lc. 10,1.
DGC. 84.
Il n’est pas question d’âge ou de sacrement, mais d’éducation des diverses dimensions de la foi, la catéchèse est une formation intégrale de la foi, ouverte à toutes les composantes de la vie chrétienne ». C’est pourquoi le DGC insiste sur la nécessité de préparer un « projet catéchétique diocésain de catéchèse articulé et cohérent ».
Après avoir fait un point de la situation et rappeler le rôle de la fonction catéchétique dans l’Eglise, que proposer dans la perspective de la nouvelle orientation ?
Le nombre d’enfants catéchisés aujourd’hui nous incite à poursuivre comme par le passé, en tenant compte des rythmes scolaires. Cependant à partir de l’an prochain, il n’y aura plus de classe le samedi. Nous devrons donc veiller à une formation des catéchistes plus « stricte ».
Des lieux de catéchèse naissent, en particulier avec le catéchuménat des enfants en âge de scolarité. (cf. le rituel, la préparation se fait…..).
Un autre lieu : les « recommençants » adultes et jeunes. Il ne s’agit pas « d’imiter le catéchuménat » mais bien de vivre avec eux un cheminement catéchuménal, c’est-à-dire d’initiation. On pourrait établir le contenu de cette étape.
Les préparations au baptême et au mariage sont autant de lieux pour la catéchèse. Mettre en route des parents qui vivent la même expérience, par exemple la naissance de leur premier enfant ; des parrains et marraines qui ne sont pas confirmés. A ce moment-là la catéchèse déborde la simple préparation aux sacrements car elle a comme objectif de « favoriser une foi vivante et agissante », elle est plus qu’un enseignement, elle est un « apprentissage de toute la vie chrétienne ». DGC, 28.
Faut-il s’orienter vers une catéchèse à partir de la Liturgie, que ce soit pour les enfants ou pour les adultes. Dans la mentalité, la Liturgie a une place importante. Toute célébration s’appelle « messe » et dans toute fête « on réclame la messe ». Il existe des documents catéchétiques articulés à l’année liturgique en lien avec le texte national pour l’orientation nouvelle. L’Eucharistie « centre et sommet de toute la vie de la communauté chrétienne ».
Le catéchuménat reste le lieu « privilégié de la catéchèse », car il est le modèle dont doit s’inspirer l’action catéchistique » DGC, 29.
La « catéchèse d’adultes mérite qu’on s’y arrête ». Elle est une priorité. « Pour être en mesure d’exprimer sa vitalité et son efficacité, la catéchèse aujourd’hui devrait prendre les orientations suivantes …Elle doit s’adresser à certains de ses destinataires privilégiés, comme ont été et continuent de l’être les petits enfants, les enfants, les adolescents, les jeunes et les adultes, en partant surtout de ces derniers » DGC, 33. « Le principe organisateur qui assure la cohérence entre les divers processus de catéchèse offerts par une Eglise particulière est l’attention à la catéchèse des adultes. Elle est l’ axe porteur autour duquel gravite la catéchèse du premier et du troisième âge, qui s’inspirent d’elle ». DGC, 275. Que « les pasteurs se souviennent aussi que la catéchèse des adultes s’adressant à des hommes capables d’une adhésion pleinement responsable doit être considérée comme la forme privilégiée de catéchèse à laquelle toutes les autres – évidemment toujours nécessaires – sont d’une certaine manière ordonnées ». (Directoire de 1971, 20).
Place des parents – catéchèse familiale.
En matière de catéchèse les parents ont des attentes variées. Certains veulent une éducation religieuse pour leurs enfants, mais la plupart, semble t-il, souhaitent que leurs enfants reçoivent les sacrements. D’autres y renoncent et s’en remettent à d’autres, aux grands parents en particulier
Que faire puisque les parents sont les premiers responsables de l’évangélisation de leurs enfants, quand aujourd’hui on évoque la durée de la catéchèse (du Ce1 jusqu’à la confirmation) ? Le temps de la catéchèse paraît trop long !
On a beaucoup parlé de « catéchèse familiale ». Qu’en est-il aujourd’hui ?
Eveiller à la vie de foi, c’est vivre des choses avec les enfants, éprouver, ressentir, agir, toucher…C’est en famille à travers tous ses sens que l’enfant participe à ce que vivent les adultes qui l’entourent habituellement Il « éprouve » sans avoir besoin d’explications. C’est en voyant vivre aimer, pardonner,…ses parents que l’enfant apprend à vivre, à aimer, à pardonner. En éprouvant ce que ses Parents vivent de leur foi, l’enfant est introduit tout naturellement dans la pratique chrétienne de l’amour, il est ainsi mis sur le chemin de la rencontre ave Jésus. D’où l’importance pour les enfants de côtoyer dans leur milieu de vie habituel des adultes qui se ressourcent à l’expérience évangélique.
Quelques éléments pour renouveler la « catéchèse familiale ».
Une « catéchèse intergénérationnelle ».
Eduquer les parents à l’écoute : s’écouter en famille permet une éventuelle ouverture vers une autre écoute, dans la prière. Ecouter, c’est apprendre à se prendre en charge, à faire des choix, à mettre à jour sa vie intérieure. Importante de la première année d’éveil à la foi.
Eduquer les parents dans leur attitude : il est important qu’il y ait cohérence entre ce qu’on dit et ce qu’on vit. Ne pas avoir peur de dire ce que l’on croit. Raconter ce qu’on vit et raconter l’Evangile, prier ensuite avec les enfants. Pour utiliser un langage « médiatique », c’est Dieu qui prend l’initiative de nous proposer l’Alliance. Il est « émetteur ». L’enfant est le récepteur, les catéchistes facilitent la réponse des enfants. Les parents qui seraient « catéchistes » de leur enfant pourraient être des « parasites » pour leur enfant. S’ils ont leur place dans la catéchèse, il serait recommandé qu’ils ne soient pas « catéchistes » de leur propre enfant.
Une catéchèse de respect.
Les enfants n’ont pas de langage, de vocabulaire, d’écrits par eux-mêmes. Peut-on élaborer une catéchèse sans eux ? Il ne s’agit pas non plus de bêtifier le langage religieux : que de fois n’entend-on pas : le petit Jésus, le petit service, le petit péché, la petite messe etc… ( ce qui revient souvent dans notre façon de nous exprimer « on ti…. »).respecter l’enfant, c’est, à la manière de Jésus raconter ce qui est vécu (les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés ) plus que définir ce qu’est la foi ( le discours dogmatique). C’est donc vers le témoignage que nous mettrons l’accent.
Une catéchèse de pleine ecclésialité.
La situation de la famille chez nous réclame des lieux ouverts où les famille divorcées séparées, recomposées, monoparentales…trouveraient un espace d’écoute et de partage fraternel. J’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs femmes à ce sujet pour les seconder dans l’éveil de la foi de leurs enfants.
La formation des catéchistes et animateurs.
Les nouvelles orientations insistent sur la formation des catéchistes à la Lectio Divina, à la vie spirituelle, à être témoin du trésor reçu et de la foi vivante de l’Eglise.
La formation se fait à plusieurs niveaux :
Au niveau paroissial : c’est la rencontre des catéchistes d’une même année, rencontre mensuelle au cours de laquelle se fait une approche doctrinale, pédagogique, biblique. Les activités proposées par le manuel sont adaptées à ce moment là. C’est aussi le lieu d’évaluation. La présence du curé est nécessaire. Cette rencontre mensuelle prépare les rencontres hebdomadaires avec les enfants.
Au niveau Ensemble pastoral : Les catéchistes d’un même ensemble pastoral se retrouvent
Pour un partage des expériences, des difficultés rencontrées, d’une plus étroite collaboration. C’est peut-être le lieu d’une réflexion sur la catéchèse dans une pastorale d’ensemble, d’une recherche commune.
Au niveau diocésain : deux à trois fois par an, rencontre avec l’équipe diocésaine pour compléter et mettre à jour les connaissances bibliques théologiques et pédagogiques.
Ces trois niveaux de formation réclament que dans chaque paroisse, il y ait des catéchistes-relais. C’est à dire un ou une responsable (avec suppléant si possible) qui porte le souci de l’année de catéchisme, qui convoque pour les rencontres de formation, qui s’assure de l’assiduité des catéchistes, de leur formation, qui fasse le lien ave le responsable de la paroisse, qui soit coordonnatrice avec l’ensemble pastoral et qui soit en lien avec l’équipe diocésaine. Les rassemblements diocésains sont indispensables, le nombre des participants oblige à adapter la formation.
Dans une même paroisse, si les responsables d’année se retrouvent régulièrement et prennent le temps d’évaluer…la formation sera plus efficace.
N.B. la formation personnelle des catéchistes passe aussi par le souci d’un travail personnel : des revues bien faites sont à disposition : points de repère, points de départ, Tagba, d’abord facile.
CATECHESE – CATECHUMENAT.
Au cœur des nouvelles orientations, la pédagogie de l’initiation ! L’organisation du catéchuménat va bien dans ce sens.
Les demandes de baptême pour les enfants en âge de scolarité, pour les jeunes et les adultes deviennent des lieux catéchétiques. Si on veut sortir d’un « enseignement », la difficulté réside dans le fait qu’il y ait autour des candidats au baptême, des « groupes catéchuménaux » et non simplement un animateur. Le rôle de l’animateur serait précisément d’animer ces groupes et non pas simplement de « faire du catéchisme » aux catéchumènes. J’attire l’attention que le fait de « réfléchir avec un prêtre ou avec quelqu’un » ne donne pas « droit » à être catéchumène. On le devient par la célébration de l’entrée en catéchuménat, pour faire officiellement partie de l’Eglise. Le service de diocésain doit être présent à ce rite de l’entrée en catéchuménat. Il exerce ainsi sa « mission ». Les évêques de France demandent au moins un an de pré-catéchuménat, de première évangélisation. Le « temps du catéchuménat et ses rites » ne saurait être fixé d’avance, ce qui serait contraire à l’esprit même du catéchuménat, car il s’agit de respecter le rythme de chacun…
En terminant, je me rends compte que nous sommes en face d’un problème sérieux aujourd’hui : reconsidérer tout le processus d’initiation dans nos différentes communautés. Il nous reste à essayer un nouveau projet catéchétique.
J.H.




La moisson est grande, les ouvirers peu nombreux !







