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Tous Les évènements Diocésains
A Noter
LE DENIER DE L'EGLISE
...Le Denier de l’Eglise est la contribution volontaire que chaque catholique est appelé à verser. Il est à l’Eglise ce que l’Impôt est à l’Etat. Le Denier de l’Eglise est librement consenti par les fidèles et « chacun donne selon son cœur ». Il permet à l’Eglise de vivre, d’agir et de se développer en remplissant la mission que le Christ lui a confiée. »...
Horaire des messes
Jeunes
2500 étudiants à Ecclesia Campus
2500 jeunes sont attendus à Rennes les 4 et 5 février pour "Ecclesia Campus". Amaury Rony, vice-président de Chrétiens en Grande Ecole (CGE), fait partie de l'équipe qui pilote le rassemblement national étudiant.
Foi et vie Chrétienne
Des indications pour l'Année de la foi
Une Note de la Congrégation pour la doctrine de la foi donnant des indications pastorales pour l'Année de la foi sera signée par le pape Benoît XVI le 6 janvier et publiée le lendemain. Elle a été rédigée en collaboration avec certains dicastères et le Comité préparatoire de l'évènement.
En video
Diversité et unité des chrétiens à Jérusalem
Dans le diocèse
Ordination diaconale: Une fête diocésaine!
INTERVIEW - Eddy CORIOLAN,
Nouveau Diacre, ordonné le dimanche 24 janvier à la paroisse Saint Michel du Raizet.
Par Jeremiah CARLTON.
Eddy Coriolan, parlez-nous un peu de vous et de votre parcours ?
Je suis d’origine Haïtienne, je suis né le 31 août 1980 à Pétionville, mon père et ma mère et mes sœurs vivent aux Etats-Unis et j’ai deux frères en Haïti. Après avoir terminé une partie de mes études dans
les années 98, je me suis dirigé vers les Etats Unis où j’ai étudié l’informatique. De retour en Haïti, je me suis inscrit au Séminaire et après deux ans de philosophie, en 2004, j’ai fait le choix de rentrée dans le diocèse de Port au Prince, l’époque où Mrg Pierre-André Dumas était évêque auxiliaire à l’Archevêché et c’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé de faire une expérience à l’extérieur, notamment dans le diocèse de Rodez. Mais je ne me suis pas adapté du fait de l’éloignement et c’est de là que j’ai opté pour la Guadeloupe tout en poursuivant mes études au Grand Séminaire de Toulouse.
Comment expliquez-vous ce choix, de consacrer sa vie à Dieu ?
Je pense que ce n’est pas un hasard si je me suis engagé dans cette voie. IL faut savoir que je viens d’une famille vraiment chrétienne, dès l’âge de cinq ans, même si l’on a pas l’esprit tout à fait clair, j’étais déjà attiré par les prêtres, leurs façons de célébrer et j’ai été très marqué par leur charisme, leur dévouement et leur abnégation, tout cela me fascinait. Mais je pense surtout à ma tante qui m’a élevé et m’a fait découvrir très tôt mon environnement, en allant porter secours aux gens dans le besoin, les femmes enceintes, les malades et dans des lieux éloignés de Pétionville et c’est à partir de ce moment qu’est apparu chez moi, une sensibilité particulière qui a grandi depuis, jusqu’à représenter pour moi le
fondement de ma vocation aujourd’hui.
Maintenant que vous avez franchi une première étape, quel est votre ressenti et votre motivation pour continuer dans la voie que vous avez choisie ?
Pour moi, c’est un grand jour parce qu’avec l’ordination diaconale, on rentre de plein pied dans l’Ordre. Il n’est plus question de faire marche arrière, c’est une décision cruciale dans la vie de l’homme. Non seulement, je suis motivé mais je me sens enraciné pour aller porter cette bonne nouvelle. D’ors et déjà, je pourrai célébrer les mariages, les baptêmes, faire des homélies, pour cela, je dois me laisser imprégner de l’esprit de l’Evangile.
Nous avons tous une orientation dans nos choix, qu’elle sera votre motivation dans l’exercice de votre ministère ?
Comme je vous l’ai dit, de par mon éducation avec ma tante, je trouve là, la base de ma vocation.
Quand on regarde l’Evangile, si on essaie de souligner ou d’effacer partout où Jésus était à la rencontre des hommes, les guérissant, les prenant dans ses bras, les accueillant, il ne resterait plus rien
dans l’Evangile. On ne peut pas vivre l’Evangile sans être enraciné, sans avoir cette particularité pour les pauvres, c’est la richesse même de l’Eglise. Quand le Christ dit dans Mathieu 25 au chapitre 35 à
45, « à chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi aussi que vous l’avez fait ». Voilà en quelque sorte ma motivation parce que c’est la mission de tout chrétien.
Pour moi, c’est une grâce d’avoir cette sensibilité là, non seulement pour vivre à la manière du Christ, mais permettre aux plus pauvres, les exclus de la société de savoir que c’est Dieu qui nous aime et qu’il ne fait pas de différence.
Vous célébrez aujourd’hui votre ordination à l’heure où votre pays connaît une Tragédie sans précédent, que ressentez-vous ?
J’étais en pleine préparation quand j’ai appris la nouvelle qui frappait mon pays. De la stupéfaction à la consternation, je suis resté un peu sonné d’apprendre que Port au Prince était effondré et au fond de moi, j’ai été envahi d’une profonde tristesse. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est dans la foi que j’ai vécu ce drame, cela est dû peut-être à cet évènement que je préparais certes, mais je me suis tout de suite tourné vers la Croix du Christ, avant même d’avoir des nouvelles de mes propres parents, de chercher à savoir qui parmi eux, parents, proches, amis avaient laissé leur vie ou encore étaient portés disparus voire blessés au cours de cette tragédie. A ce moment, le plus important pour moi était de reconnaître, qu’à chaque fois que nous acceptons Dieu, nous devons aussi accepter qu’il dirige selon sa volonté. J’ajouterai que l’homme doit aussi prendre ses responsabilités, Port au Prince compte tenu de son infrastructure ne devait pas dépasser 600 000 habitants alors qu’elle frôle aujourd’hui les deux millions cinq cent mille, cette surpopulation peu être la causse de ce bilan si effroyable, mais laissons à chacun de le soin d’apporter des explications dans leur champ de compétence.
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