ࡱ> :<9Q@ 0J"bjbj͘ .,J>>>>>>>R R$~R9>9>>N>>4 >>  ;n'Aj d0 " RR>>>>> 99RR$v$ RRvLhomme antillais et la foi religieuse : Vraie ferveur ou pratique mcanique ? Cette problmatique de lidentit pose, Me Hermantin a prsent ensuite ses rflexions personnelles sur la question des relations entre lHomme antillais et la religion. Il constate tout dabord que la religion nous a t impose. Par ailleurs, Il souligne quil ny a pas de ferveur religieuse mais une pratique religieuse. Trois signaux sonores rythmaient autrefois la journe du peuple : - les sirnes de lusine - les cloches de lcole - les cloches de lglise (glorieuses, joyeuses ou funbres) Cela correspondait lpoque dune pratique religieuse fervente. On peut toutefois sinterroger sur la signification relle de cette pratique religieuse. Sagissait-il du signe dune foi profonde ou, au contraire dune pratique superficielle ? dun respect mcanique ? dun rituel ? Ces questions restent valables notre poque. Aujourdhui, par exemple, alors que les glises sont bondes la nuit de Nol, on peut se demander si, une fois franchies les portes de lglise, les fidles sont encore porteurs dun message ? Me Hermantin examine ensuite la question sur langle du rapport entre lHomme antillais et lhistoire de son pays. Il insiste sur le fait que la hirarchie na jamais clair les Guadeloupens sur leur histoire. LEglise, affirme t-il, est reste trop souvent impassible face cette situation, et cela explique peut-tre lattitude de lHomme antillais. Heureusement, se rjouit-il, on constate aujourdhui un investissement des prtres et lacs dans ce domaine. On peut citer, par exemple, lappui de Mgr Oualli ou lengagement de prtres tels que C. Cleste, Y. Gillot ou O. Lacroix pour des causes lies la vie du peuple. Lhomme antillais et la loi civile, le temps du choix Me Hermantin fait dabord 4 constats. Premier constat : la loi est toujours venue dailleurs. LHomme antillais la peroit non seulement comme un produit dimportation mais comme une laboration remplie darrires penses qui pose de surcrot un problme dinadquation culturelle. Deuxime constat : cette situation engendre et justifie de nombreuses et inpuisables demandes de lois spcifiques ou de drogations parfois systmatiques Troisime constat : parfois, lhomme, dsempar, sabstient, triche, contourne ou napplique pas cette loi ( loi Sapin pour les transporteurs par exemple) Enfin, le rle des pouvoirs publics nest pas toujours clairement peru par tous. Des contradictions se font jour et entranent une pratique extra-ordinaire telle que la demande dun grand nombre de drogations. Aujourdhui, le peuple antillais est partag entre rcuser, accepter, ou profiter du systme. Le moment est venu, toutefois, de faire des choix affirme Me Hermantin. Nous sommes, en effet, menacs dsormais par les intgrismes et leur cortge de violences, explique lavocat. Il nous faut galement concilier lthique de conviction et lthique de responsabilit . Nous faisons partie dun peuple national, mais bigarr, color, mtiss. Nous sommes une minorit ethnique au lourd et douloureux pass, faisant partie dun ensemble national. Nous sommes, souligne, Me Hermantin, une population pauvre qui vit grce aux subsides de la France et de lEurope et suscitant la convoitise de nos voisins. Il nous faudra donc arrter de ratiociner contre ce pass, de regarder lautre comme un ennemi, nous rappeler que nous sommes la fois terre dimmigration terre dmigration , en finir avec la domination de notre pass, nous rconcilier, dpasser nos diffrences, nos rancunes. Cest une tape indispensable la construction de notre histoire. Lcole et lducation morale : Y a-t-il une place pour la morale lcole ? Y a-t-il une place pour la morale lEcole ? A cette question, diverses rponses sont formules. Certains disent a se discute . Dautres pensent que les enseignants sont l pour enseigner . Enfin, certains sont convaincus que cest la famille, lEglise, aux partis dassurer lducation morale. La loi dorientation sur lEducation du 10 juillet 1989 dit que lEcole contribue lducation des lves. Pourquoi dans ce cas ne pas laisser une place pour la morale ? Avant de rpondre cette question, M. Combet nous fait remarquer quune opinion couramment rpandue revendique avec force un retour la morale ou aux leons de morale. En situant les leons de morale prconises par J. Ferry dans leur contexte, on saperoit que la morale tait lie une entreprise de dveloppement des mes et des corps se traduisant davantage par le souci de la discipline que par celui de lacquisition des connaissances. J. Ferry, dans ses instructions, disait lobligation qui vous tient le plus cur est la mission de donner une ducation morale et une instruction civique . Cette morale correspondait un systme de valeurs impos aux enfants en accord avec lpoque. Aujourdhui on assiste des changements davantage lis aux liberts et aux droits des individus au point que chaque famille est tente dlaborer sa propre conception de la morale. M. Combet voit mal comment sparer les deux conceptions (choix normatifs et valeurs individuelles) mais sinterroge tout de mme sur une problmatique : si lducation lcole ne peut faire abstraction du fait moral, comment enseigner la morale lcole dans un dveloppement exacerb de lindividualisme et une relativisation des valeurs morales ? Comment expliquer la situation actuelle ? Par le jeu des recherches successives et le dveloppement des sciences humaines, on est pass de cette primaut de la morale son oubli. La lutte contre lendoctrinement, la libration du choix quand cest possible, la transformation du devoir de religion en religion du devoir ont conduit vers une phase post-moraliste qui stimule davantage les dsirs, lego, le bonheur ou le bien-tre individuel. Aujourdhui, le terme de morale a disparu dans les programmes scolaires. On parle plutt d ducation la citoyennet . Le lgislateur trouvait-il le terme morale par trop moralisateur ? On remarque galement que notre culture nest plus domine par les impratifs du devoir moral mais quelle est plutt individualiste. Dans le mme temps il y a une soumission de lcole la demande sociale et aux lois du march. Cest du consumrisme. Depuis que la finalit professionnelle est apparue dans lcole, la finalit morale a pris un coup. Lcole sest donc affiche de plus en plus explicitement comme instrumentale : pouvoir trouver du travail. Seules les coles prives ou religieuses font encore de la morale mais les parents ne les choisissent pas pour cette seule raison. Georges Combet )QRI"J"hxQh h6h h65\<QR J ( Y-QRSs^_`gd6J"9":"I"J"gd6,1h. A!"#$% H`H 6Normal CJOJPJQJ_HmH sH tH :A@: Police par dfautVi@V Tableau Normal4 l4a 2k@2 Aucune listeJ,<QR J( Y - QRSs^_`9:IL000x00x0x0x0x0x0x00x0x0x0x0x0x0x0x0x00x0x0x0x0x0x0x00x0x0x0x0<R JLo{00o{00o{00o{00o{00o{00o{00o{00 0TJ"J"J"8@0(  H c $ ?~Yb,2QWbg l u BHL'<DQR?CX\L3333333QR:ILLUser name placeholder|{HG}SrrxdwG3iFR" /  9_  p:TpxD rgC#-nP}q>} ] ^wCxcx zZZzx{2|Y|}!}+}k-}N}~Nc~)L3MS) !]"fic@(>B 5xaMo<LZa=m8j kf.tI)=Qi0"1p9%Smnvs5QR 1 EJS1E^WZg~}CFQ *hK#G6ap#)xrs!s@OkTAAd'HaLr712 o-"j(4YCHK}7k$i'L T3#>X9n97Ej|XV}8~QW=i Vi\5BtXp{!3)'~`E :)*7q.xKh_.SO(|(vCikd9i_W[[t|%Wj{4anh[-QWpsKuWGr-"> RRnCn65`Id@QQ[%QQJP@UnknownGz Times New Roman5Symbol3& z Arial3z Times"qff ? / ? /%24== 3qL)?\L homme antillais et la foi User name placeholderUser name placeholderOh+'0 4@ \ h tLhomme antillais et la foi hoUser name placeholdera serserNormalmUser name placeholdera 2erMicrosoft Word 10.0@G@+Cn'@n' ?՜.+,0 hp|   m/ =A Lhomme antillais et la foi Titre  !"#$%&'(*+,-./02345678;Root Entry FPQOn'=Data 1TableWordDocument.,SummaryInformation()DocumentSummaryInformation81CompObjj  FDocument Microsoft Word MSWordDocWord.Document.89q