ࡱ> 796Q@ 0 bjbj͘ .*rrrrrrr R   $ RZ r rr rr  4rr wih. " 0R **rrrr*r  DES CONVICTIONS A APPROFONDIR ET A VIVRE Dans un article rcent dEglise de Guadeloupe (Quels regards sur nous-mmes? - dc. 2003) nous avons t plusieurs apprcier un tour dhorizon lucide sur la socit guadeloupenne, des questions pertinentes; nous avons trouv enfin un paragraphe encourageant: - Les Guadeloupens savent aussi agir et ragir dans lintrt du bien commun - paragraphe bien court! Cependant, on se demande comment mettre en valeur ces trsors dintelligence, dnergie, de dvouement, comment y apporter sa contribution. Dautant que sil y a dans la vie des moments o lon exerce quelque pouvoir, le plus souvent on mesure cruellement les limites de notre champ daction et de nos forces. Alors quoi bon? Il y a cependant, me semble-t-il, un aspect de notre personne par lequel nous pouvons toujours rester actif, cest notre conviction, on peut dire notre foi, la force et la cohrence de notre foi. Actif ne veut pas dire ncessairement bienfaisant: cela sera selon la valeur humaine de nos convictions, et selon la cohrence de notre conduite avec ces convictions On peut, sans grand tapage, servir et faire crotre la qualit humaine de nous-mme et de notre prochain, la capacit comprendre les autres, tre libre et bienfaisant Il y faut des convictions, fortes, cohrentes, et respectueuses des autres, tre libre et bienfaisant. Ce dernier point tant essentiel car les certitudes simplistes sparent, saccagent au lieu de rapprocher les humains. Je vous invite porter le regard sur quelques aspects de lexistence, de la vie sociale o il y a du travail faire, avec le souci de vrifier nos convictions, de savoir ce que lon veut; en esprant que ces regards dans leur simplicit ne paratront pas simplistes. Quelques aspects de la vie sociale Le premier qui simpose lattention cest la violence multiforme dans la socit. Inutile de faire de grands effets littraires pour convaincre quil sagit dun flau qui cause beaucoup de dgts et de souffrances, dune pidmie qui ne sarrte pas quelques personnes. Il y a la violence de la dlinquance, la violence familiale, entre parents et enfants (nous y reviendrons), et la violence, rcurrente, lgard des femmes(1) Il y a la violence des coups de sang, des voies de fait, (la parole au coutelas) peut-tre sest-elle tempre? Peut-tre allons-nous, revenons-nous, vers un climat de relations plus cordial et jovial? Mais avec encore du chemin devant nous! Il nest pas rare par exemple, dentendre parler dun parent venu corriger un enseignant qui aurait commis quelque violence lgard de son rejeton. Dans le domaine des relations de travail, sans porter de jugement sur la lgitimit des luttes, ni entrer dans un processus de comparaison est-ce quon ne voit pas bien des dgradations et coups de force, qui ne sont pas indispensables lexpression des lgitimes revendications? Chacun a sa liste inquitante de SOS Violence. La volont de rpondre, de faire face, existe; on trouve beaucoup dinitiatives pour enrichir de liens positifs, la vie sociale. Il faudrait regarder le tissu dassociations, damicales, de communauts qui se dveloppe; il faudrait faire un recensement de leurs objets sociaux, des projets, des intentions au moins. Mais nous devons certainement affermir et approfondir nos convictions sur le sujet. Voici une situation qui, selon moi, illustre cette ncessit de clarifier les convictions. On parle souvent de lducation des enfants et des jeunes, par exemple lors des missions radio interactives de laprs-midi. On y entend assez souvent dnoncer le laisser-aller vis vis de la dsobissance et de linsolence de beaucoup denfants, on y entend rappeler la ncessit de la fermet et des sanctions. Effectivement laisser se dissoudre lautorit dans le laxisme, dans la faiblesse, l o il y a ordonner et interdire, effectivement cest une pente qui existe et qui cause des dgts. Je me demande si la racine du mal ce nest pas doublier que lenfant est un enfant, ayant vitalement besoin dattention, de mise en scurit et en confiance, ce qui suppose des barrires. Pour revenir ces missions, on y entend aussi plaider pour lducation rigoureuse, un bon dressage, et donc pour les coups de l prner la racle comme une sorte de panace Il faut, je le redis, clarifier nos convictions. Criminaliser la moindre calotte, faire cho au Numro Vert ad hoc, au moindre cri de colre enfantine, cest plutt une cause de blocage quune solution ducative. Lautorit est ncessaire. Mais est-elle servie par la violence? Se faire obir est une direction gnrale quil ne faut pas perdre de vue. Mais exiger lobissance-sans-un-mot, sans un pli, par la force suscitant la peur, est-ce ce qui prpare le mieux un homme libre et matre de soi? Oui, il simpose de donner cohrence nos convictions! Est-ce que je crois que la question du pouvoir dans les relations entre humains, est un domaine crucial de lthique chrtienne, que dans cette voie chrtienne lautorit est service, vcu avec lexigence que chacun soit respect, grandisse Est-ce que je crois que nous devons construire la civilisation de lamour? Or celle-ci nest quun leurre si elle ne repose pas sur une culture de la non-violence, sur lexprience que lautre mrite quon lcoute et quon lui explique Rsumons-nous: Chrtiens, reconnaissons humblement que nous ne pouvons, par nos propos, nos forces ni nos seules prires, gurir la socit des maux qui la blessent, en particulier de cette violence multiforme; mais nous pouvons certaines choses, ainsi: tre en connivence avec ce qui se fait pour crer et cooprer, nous pouvons, avec la grce de Dieu, vivre dans lesprance dune socit o le pauvre, le faible et lenfant soient traits avec respect Agir dans la perspective du bien commun, agir pour traduire lesprit de dialogue et de paix Nest-ce pas ce que les TKL ont vocation faire? Les mouvements chrtiens particuliers doivent aussi intgrer cette perspective; mais surtout rveillons nos T.K.L.! Chance! Le Carme approche! Pre Pierre Lacroix Vicaire Gnral (1) Une commission de lpiscopat franais a rcemment fait paratre une tude sur la violence dans les couples Signe de lactualit du drame. ; h{yhxQB*CJaJph3f#h{yh{y6B*CJ]aJph3fh{yh{yB*CJaJph3f*+5 6 a lUVPND34a ( ) E ] gd{ygd{y ] f g gd{y,1h. 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