Billet du dimanche 3

Dimanche 19 février : 7e dimanche ordinaire

« Bay on chans »
De temps en temps, nous entendons dire que des voleurs ont été agressés par des personnes. Se faire justice soi-même est interdit par notre législation… Quand on est victime d’une trahison, d’une injustice, nous éprouvons le besoin irrésistible de rendre coup pour coup et de faire subir un mal plus grand encore à celui qui nous a agressés. La vengeance fait entrer dans un cercle vicieux, dont personne ne sortira indemne, surtout pas celui qui se venge.
Ce dimanche, Jésus nous dit : « Eh bien je vous dis de ne pas riposter au méchant… Aimez vos ennemis » et il nous invite même à « tendre l’autre joue »… Non, il ne nous invite pas à avoir adopter l’attitude du sadique, c’est-à-dire de celui qui aime souffrir.
Un fait évangélique nous éclaire : durant la Passion, un des gardes a giflé Jésus sans raison. Celui-ci n’a pas tendu physiquement l’autre joue, mais il ne s’est pas vengé de ce geste gratuit. Il a réagi et a simplement et calmement demandé à l’homme : « Si j’ai mal parlé, montre en quoi ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi le frappes-tu ? ». Comprenons bien que Jésus ne nous invite certainement pas à un comportement de faible qui accepterait passivement l’injustice.
 « Tendre l’autre joue », c’est faire preuve de patience, de bienveillance, de pardon avec celui qui nous a offensé. C’est lui donner une autre chance de s’améliorer malgré tout…
Oui, le Christ nous demande de ne pas entrer dans le cycle infernal de la violence. « Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée », dit-il à Pierre qui veut le défendre lors de son arrestation. Il nous est proposé, à son exemple, de « triompher du mal par le bien » (Rm 12,21). Ce n’est pas chose facile…
 Jusqu’ici il était dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ».  Désormais il nous est dit : « Tu aimeras tes ennemis et tu prieras pour ceux qui te persécutent ». Autrement dit, il nous faut chercher le visage de Dieu en ces personnes avec qui nous avons de grosses difficultés… N’oublions jamais que Dieu aime tous les hommes, quels qu’ils soient. Il a fait lever son soleil sur les méchants comme sur les bons.
Soyons donc semeurs d’amour, de paix, de réconciliation en cherchant le visage du Seigneur à travers le visage de nos frères et sœurs qui nous ont blessé.


Questions liturgiques