L'évêché

Le diocèse de Guadeloupe

Présentation

Notre Dame de Guadeloupe

 

Un peu d’histoire


C’est par des religieux de l’Ordre Saint Dominique qu’a commencé la prédication de l’Evangile du Christ en terre de Guadeloupe.

Ils étaient quatre à débarquer sur la plage de la Pointe Allègre, à l’extrême nord de la Basse-Terre, sur la commune actuelle de Sainte-Rose, le 29 juin 1635. Une croix marque toujours le lieu, point de départ.
 

En fait, dès avant la prédication de l’Evangile, la Vierge Marie avait été conviée pour être la sainte patronne de la Guadeloupe. Celle-ci portait en effet le nom de notre dame de Guadeloupe de Estramadure) par la volonté de Christophe Colomb, depuis qu’il l’avait découverte, le 04 novembre1493.
 

D’autres religieux – des Capucins, des Carmes – des Jésuites, des Augustins – et quelques prêtres séculiers virent à leur tour dans ce nouveau champ de mission. Il travaillaient dans des conditions difficiles le plus éprouvantes : mal logés, mal nourris, exposés sans défense aux assauts de la fièvre et aux vexations d’une autorité tyrannique. En fait, c’est celle-ci, en la personne du Gouverneur, qui délimitait le territoire des paroisses pour les confier à tel ou tel ordre religieux. Les religieux dépendent d’abord de leurs supérieurs respectifs, aussi le Préfet Apostolique peinait-il à coordonner ces paroisses disparates pour une pastorale commune.
 

Le principal défaut de l’organisation religieuse dans nos îles était donc l’absence d’unité, faute d’un chef spirituel à l’autorité véritable et incontestée pour l’ensemble de la chrétienté. Cette situation dura jusqu’à la Révolution Française. Celle-ci allait supprimer tous les ordres religieux et confisquer les biens de l’Eglise.

Avec le Concordat de 1801 revint la paix religieuse et l’Eglise pu se réorganiser. Cependant, il faudra encore un demi-siècle pour que l’Etat relâche sa crainte qu’un Chef religieux – un évêque puisse par son influence rivaliser avec le pouvoir des ses Gouverneurs. Enfin, en 1850 eut lieu le passage de l’état de mission (avec Préfet Apostolique récusable par le Ministère de la Marine et le Gouvernement) au statut de Diocèse, rassemblé autour de l’Evêque.

Le Diocèse de Guadeloupe :

Le diocèse de Guadeloupe a donc été érigé par la Bulle du 27 septembre 1850. Suffragant de Bordeaux de 1850 à 1905, puis relevant de la Sacrée Congrégation de « Propaganda Fide » qui l’a confié à la Congrégation du Saint-Esprit en 1912. Le diocèse est suffragant de Fort-de-France depuis 1967, et depuis 1970, administré par le clergé diocésain.

Quelques chiffres :

Le territoire du diocèse de Guadeloupe comprend :

La Guadeloupe proprement dite et la Grande-Terre avec six dépendances : Marie-Galante, Terre de Bas, Terre-de-Haut, la Désirade, Saint-Barthélémy et la partie française de Saint-Martin.
Sa superficie des 1780 Km² et sa population de environ 444000 habitants.


 


Les évêques du diocèse de Guadeloupe

Pierre LACARRIERE 1851 - 1853

Théodore FORCADE 1853 - 1861

Antoine BOUTONNET 1862 - 1868

Joseph REYNE 1870 - 1872
François BLANGER 1873 - 1883

Fréderic OURY 1885 - 1886

Pierre AVON 1899 - 1901

Emmanuel CANAPPE 1901 - 1907

Pierre GENOUD C.s.s.p 1912 - 1945

Jean GAY, C.s.s.p 1945 - 1968

Simeon OUALLI 1970 - 1984

Ernest CABO 1984 - 2008

Jean-Yves RIOCREUX 2012

 

L'évêque émérite du diocèse de Guadeloupe.

Monseigneur Ernest CABO


SON EXCELLENCE Mgr ERNEST CABO
12e Evêque du Diocèse
Né le 15 Décembre 1932 à Sainte-Rose, en Basse-Terre, Guadeloupe
Prêtre le 9 Août 1964
Evêque auxiliaire de Guadeloupe le 2 Juillet 1983
Ordonné le 6 Novembre 1983 à Pointe-à-Pitre
par le délégué apostolique Paul TABET
Evêque titulaire de Guadeloupe le 2 Juillet 1984
Intronisé à la cathédrale de Basse-Terre le 7 Octobre 1984
Il donne sa démission qui est acceptée par le Pape Benoît XVI en mai 2008, pour raison d’âge.
 



 



Questions liturgiques