Le pardon
Le baptême
La catéchèse
La confirmation
Le mariage
Le pardon
Les vocations
La maladie
Le deuil

Le mystère du pardon ne se révèle pas si facilement. Croire au pardon de Dieu, accepté d'être pardonné, pardonner à son tour peut apparaître comme véritablement impossible.

Ne prenons pas le pardon comme une évidence. Devant les blessures, parfois meurtrières, il nous arrive d'être incapables de pardonner. certains même, dans leur révolte, déclarent ne pas vouloir le faire. Il est des cultures où le pardon est considéré comme une faiblesse.
Nous connaissons parfois un désarroi quand nous arrivons à pardonner ou quand nous sommes nous-mêmes pardonnés. Et cela nous paralyse et nous laissez au pied du mur. Il ne fait pas avoir peur d'accueillir en soi la radicalité de cette épreuve. Les circonstances de la division et de la blessure ne sont pas toujours dramatiques; elles peuvent être très modestes. Si nous sommes vraiment touchés, il est probable cependant qu'il n' y a pas de petit pardon.

Nous sommes déjà réconciliés par le Christ.
Cette réconciliation avec Dieu et avec nos frères et sœurs, qui paraît inaccessible, le Christ l'a réalisée pour nous, avant même que nous ayons conscience du péché et de ses effets. La bonté de la création précède l'ambiguïté humaine, le salut donné en Jésus-Christ ressuscité précède la conscience d'avoir à être pardonné ou d'avoir à pardonner. Le pardon est grâce, pur don :
" (Col 1/19-20). Le pardon est signe exact de résurrection: " mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie,il était perdu et il est retrouvé" Lc 15/23).

Le sacrement, célébration du pardon
Toute dimension de foi est reprise dans un sacrement. La réconciliation est à la fois reconnaissance de notre péché et accueil du pardon. Comme " le fils prodigue ", nous avons à faire une démarche: "j'irai et je dirai ".La réconciliation nous est offerte: veux-tu guérir. L'aveu est un acte coûteux, il se fait toujours à quelqu'un d'autre, à la communauté fraternelle, à ceux que l'on a offensés, à Dieu.

Dans le sacrement, le prêtre a mission de les représenter tous et de faire le geste du pardon en leur nom à tous : Dieu et nos frères et sœurs, aimés, et blessés par le péché.
" Je te pardonne ". Notre démarche de réconciliation ne serait rien si elle n'était pas vécue dans l'assurance de la foi qu'à aucun moment l'amour du Père ne nous a été retiré et que le pardon nous est depuis toujours accordé.

Cet amour-là ne dépend pas de nous, ni des conditions concrètes de la célébration, ni de la qualité de nos intentions. Cela dépend uniquement de la surabondance de l'amour de Dieu et de sa joie, celle qui laisse à peine le fils prodigue exprimer ses fautes :
" vite apportez la plus belle robe et habillez-le ".

Par la réconciliation, le Christ nous remet sur le chemin de la vie.